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Sur FacebookLes lecteurs de Web-agri déplorent le manque de paille

 « Dans certains secteurs, la paille est plus chère que le foin ! », s'étonne Nicolas Forestier. (©Terre-net Média)
« Dans certains secteurs, la paille est plus chère que le foin ! », s'étonne Nicolas Forestier. (©Terre-net Média)

L'article, paru ce mardi sur Web-agri à propos du manque de paille, a vivement fait réagir les lecteurs. Spéculation sur les sous-produits, rachat par les méthaniseurs ou encore moissons difficiles sont autant de problématiques rencontrées.

 

En réaction à l'article "Manque de paille : le dilemme de tous les éleveursJeffrey Reumerman compte les dernières bottes qu’il lui reste après une moisson désastreuse : « Quand les céréales sont ratées, la paille ne suit pas. L’année dernière, j’ai fait 30 bottes sur 20 ha. Heureusement je n’ai pas vendu le stock de 2019, que j’utilise toujours. Je paille un peu moins épais et on verra si ça si suffira, il me reste 20 bottes jusqu’à la moisson. »

Gwennaelle Berthet confirme, « le dernier chariot de paille à 175 € ! Plus cher que du bon foin. Je suis forcée de pailler avec le foin les génisses… »

« Il y a de la spéculation sur la paille alors même que c'est un sous-produit des céréales. Honteux. »

« Et le business que font certains ! rajoute Yann Bethouart, Et comme si ça n’était pas encore assez, les Belges et les Hollandais s'y mettent ! Et pas que pour la paille !! »

Nicolas Forestier lui répond : « De la paille plus chère que du foin dans certains secteurs !! Les pailleux s'en mettent encore plein les fouilles et les intermédiaires également !! »

D’autres, comme Gil Chevalier, tempèrent avec pragmatisme « Ils ont bien raison, s’il y a des acheteurs… ».  Ou encore Pierre-Louis Decroos : « Pourquoi cette spéculation sur la paille, c’est honteux ? Vous ne trouvez pas ça honteux quand c’est le marchand de tourteau qui spécule ? (…) Chacun essaye de tirer le plus de valeur de sa production et c’est bien normal. »

De moins en moins de paille disponible pour l’élevage

La paille dispose aujourd’hui d’autres débouchés que l’élevage, souligne Fabrice Bouchery. « Les céréaliers préfèrent vendre leur paille pour les méthaniseurs et l'éleveur crève à côté (...) ».

Philippe Philippe acquiesce : « Les méthaniseurs, les raccourcisseurs... ben ouais, au final, y a plus de paille disponible et du coup, ce qui est rare est cher... »

Delphine Michel ironise : « Faut arrêter de faire des maisons avec ! »

Gérard Dupont surenchérit : « Et d'en mettre sur les ronds-points dans les manifs !! »

 « Il y a aussi que toutes les moiss-batt récentes qui bousillent la paille à cause des éparpilleurs de menues pailles, rajoute Hervé Favet. 500 à 800 kg de perdu par hectare pour l'éleveur ! (…) »

« Les éleveurs n’ont qu’à ajuster leur cheptel en fonction de leur production »

D’autres, comme Francis Wurth, sont nostalgiques : « Dans le temps, les éleveurs avaient presque un an d’avance en foin et paille. (…) Maintenant, ils sont à la botte près avec 150 têtes de bétail. »

Pour Ludovic Dubain, « si le cheptel était ajusté à ce que produit la SAU (alim et paille) toute ces productions industrielles et démesurées seraient limitées et équilibrées naturellement ».

« Sur une petite exploitation, si tu enlèves 2-3 vaches, tu libères des terres pour faire de la paille. Tu vends le grain et tu gagneras sûrement autant à la fin (…) ! Et si la paille rentre à 180 €, ça vaut encore plus le coup de faire sa paille et moins de lait », ajoute Gil Chevalier.

Mais tous ne peuvent pas adapter leur parcellaire, rappelle avec humour Nicolas Forestier : « T'as de la chance car chez nous, il te faudra des chenillards pour labourer, pour semer comme pour toutes les étapes d'ailleurs. En effet, en montagne, faire de la céréale, c’est comment dire… compliqué !!! »

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