Gros bovins de boucherie
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Analyses du marché Gros bovins de boucherie
Bovins de boucherie - 30/01/2026
L'analyse du 30/01/2026 est réservée aux abonnés. Toutefois nous vous proposons l'analyse du 16/01/2026.
Après une semaine fortement perturbée par la neige, les abattoirs retrouvent des volumes, mais ils doivent compenser près de trois semaines de sous-activité, ce qui anime les échanges.
Conjoncture – Tout a été dit sur le dossier Mercosur, une majorité des Etats de l’UE (sans la France), a validé le 9 janvier un accord provisoire, avant une signature le 17 janvier au Paraguay. Pour autant le dossier n’est pas clos, car cette ratification doit être validée par les députés européens qui ont été mis devant le fait accompli par un changement de dernière minute de l’ordre du jour de la présidente chypriote du conseil de l’UE qui s’est délestée d’un vote risqué des parlementaires (tour de passe-passe tenace politique propre à la vie Bruxelloise). Les 720 députés qui n’ont apprécié pas ce déni de démocratie auront à se prononcer dans les prochaines semaines, avec une issue très incertaine, car dans l’état actuel des forces en présence, une quinzaine de voix peut orienter le vote. La pression des agriculteurs sera également déterminante. De l’autre côté de l’Atlantique, les États membres du Mercosur devront également ratifier cet accord, et si l’issue ne devrait pas poser de problème côté sud-américain, cette procédure peut prendre quelques mois.
La colère des agriculteurs reste intacte, car ils seront en première ligne quand les produits sud-américains viendront déstabiliser le marché. Des procédures de sauvegarde ont été promises, mais dans les méandres du mille-feuille de l’administration bruxelloise, les effets seront comme à chaque fois tardive et après que le mal soit fait. C’est l’avenir de l’agriculture et de l’autonomie alimentaire tant défendu par la France qui est en jeu. Certes, quelques filières pourront profiter de cette ouverture du marché sud-américain, comme les vins et alcools (actuellement pénalisés par les taxes Trump) ou les produits laitiers transformés (fromages…).
Le renouvellement des générations et la souveraineté alimentaire vont se heurter à une grande détresse d’une partie des éleveurs frappés par les zonages DNC et des mesures draconiennes prises pour enrayer cette épizootie. Si le volet économique peut être compensé par des niveaux de prix plus confortables, les restrictions de mouvement et les contraintes multiples impactent gravement le moral des éleveurs qui ne regardent plus l’avenir de leur métier face à la succession des crises sanitaires. Pour les éleveurs qui ont la chance de passer au travers de ces maladies, la situation est en revanche florissante avec une année 2025 qui sera à marquer d’une croix verte en termes de revenu.
En ce début d’année, la vigilance sanitaire reste très forte en France comme chez nos voisins européens. Chacun se protège pour éviter de disséminer la DNC. La FCO, MHE, BVD, Tuberculose ou Brucellose sont également surveillées de très près, car les conséquences sur les élevages sont lourdes. La vaccination reste le seul rempart valable et efficace contre ces maladies.
Vaches allaitantes - 30/01/2026
L'analyse du 30/01/2026 est réservée aux abonnés. Toutefois nous vous proposons l'analyse du 16/01/2026.
Après une semaine fortement perturbée par la neige, les abattoirs retrouvent des volumes, mais ils doivent compenser près de trois semaines de sous-activité. Le début de l’année est traditionnellement très calme en termes de vente dans les magasins, et c’est le cas dans les pièces nobles, alors que des hausses de prix sont observées sur les morceaux plus économiques, comme la viande à mijoter, générant le paradoxe où ces derniers deviennent parfois plus chers que les morceaux nobles. Comme chez nos voisins européens, même s’il y a un rattrapage de l’épisode neigeux, l’offre dans les campagnes n’est pas au rendez-vous en ce début d’année, ce qui génère une concurrence plus forte entre des abatteurs. Si les actions des éleveurs montrent la nécessité d’acheter français, les consommateurs évoluent et privilégient les viandes transformées au détriment des viandes piècées (steak…). Les familles les moins aisées ont et auront de plus en plus de mal à accéder à ces produits de base pourtant indispensables pour l’équilibre alimentaire.
L’activité commerciale de ce début d’année est très satisfaisante sur les marchés ou dans les campagnes. La demande se maintient dans la boucherie traditionnelle ou le rayon découpe des GMS, malgré les promotions de viande porcine. La modestie de l’offre permet de tenir facilement les prix dans l’ensemble des femelles Aubracs, Parthenaises, Blondes d’Aquitaine, Charolaises ou les Limousines de qualité bouchère. Une fermeté est également observée dans les Charolaises R et les allaitantes de choix secondaire. Les animaux d’entrée de gamme bénéficient d’un redémarrage de l’activité dans le secteur maigre, ce qui diminue les disponibilités pour l’abattage.
Vaches laitières - 30/01/2026
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Même si le niveau de la demande est en retrait avec les promotions de viande porcine, le steak haché reste le produit plébiscité par les ménages notamment sur le début de mois. Les pièces arrière peinent toujours à trouver preneur alors que les viandes à mijoter sont mieux demandées. Du côté de l’offre, un rattrapage est observé après les perturbations de la semaine passée, mais les sorties vont vite se rétracter. De légères plus-values sont accordées dans les vaches Prim Holsteins, Normandes ou Montbéliardes convenables. Des écarts encore significatifs sont observés entre les bonnes vaches viandées et les animaux maigres et en manque de viande (P-1 et P-2 légères).
Jeunes bovins - 30/01/2026
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L’animation commerciale reste favorable, face à la faiblesse des sorties en ce début d’année. Les commandes italiennes sont soutenues face à une production intérieure fortement déficitaire. Le flux vers l’Allemagne reste régulier. Les besoins du secteur halal se renforcent, même s’il est encore un peu tôt pour la préparation du ramadan (mi-février). Le commerce est fluide avec des tarifs qui restent soutenus dans les Charolais, les Limousins ou les Blonds d’Aquitaine.
Prix de référence
Les tarifs référents sont établis à partir d'une sélection des grands marchés représentatifs pour les races et les catégories définies ci-dessous.