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Analyses du marché Gros bovins de boucherie

Bovins de boucherie - 30/09/2022

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L'analyse du 30/09/2022 est réservée aux abonnés Pro. Toutefois nous vous proposons l'analyse du 16/09/2022.

Les disponibilités pour les prochaines semaines seront faibles, avec des éleveurs qui ont plus vendu pendant la période de sécheresse et qui profitent du reverdissement des prairies.

La fin septembre et le mois d’octobre sont toujours des périodes tendues en termes de consommation avec des budgets qui ont été impactés par la rentrée scolaire, les nombreuses promotions et les foires aux vins de rentrée, mais surtout par la forte progression des charges des ménages avec l’énergie en tête. La commercialisation des pièces nobles (aloyaux) revient sur le devant de la scène avec un équilibre matière difficile à gérer pour les industriels. L’écoulement pose moins de problèmes dans les avants, car une majorité de la population consomme la viande sous forme hachée ou préparée essentiellement produite à base de laitière, d’avant de race à viande d’entrée de gamme ou de jeunes bovins.

En face de ce mouvement de décroissance de la consommation de viande bovine, ce sont les disponibilités dans les campagnes qui s’amoindrissent sérieusement. Si on compare en moyenne glissante les 4 dernières semaines de 2021 et de 2022, les abattages sont passés de 60600 bovins par semaine à 58600. Les disponibilités pour les prochaines semaines seront faibles, avec des éleveurs qui ont plus vendu pendant la période de sécheresse et qui profitent du reverdissement des prairies. Les engraisseurs spécialisés, qui ont été fortement sollicités pour la rentrée, ont moins de stocks et peinent à assurer leurs rotations, faute d’offre suffisante. De nombreux éleveurs profitent des tarifs attractifs dans la viande pour vendre leurs animaux à peine finis aux abattoirs plutôt que dans le maigre. Du côté de la production laitière, les éleveurs rallongent la durée de lactation pour rattraper le retard de production de cet été. Le retour de l’herbe dans certaines régions permet également un rafraîchissement des animaux en manque de finition. 

L’enjeu de demain sera de faire coïncider l’offre à la demande, dans un contexte de forte décroissance de la production. Les jeunes générations urbaines ont une perception beaucoup plus fine du bien-être animal et beaucoup plus flexible dans leur alimentation. La tendreté et la qualité gustative (persillée de la viande) sont recherchées et correspondent à la volonté de montée en gamme de la profession. Mais les chiffres montrent également une recherche de prix de la part d’une population moins aisée qui peine souvent à boucler la fin du mois. Cette demande du moins-disant s’appuie sur une très grande hétérogénéité de la production française dans ses races et dans les pratiques d’élevage. Les prospectives de décrochage de la production allaitante (-600 000 animaux d’ici 2030) inquiètent sérieusement la filière Aval, avec une mutation qui va s’accélérer dans les capacités d’abattage.

Le salon du Space à Rennes a été résolument tourné vers la souveraineté alimentaire de la France, mais pour cela il faut redonner de l’attractivité à ce beau métier d’éleveur, en donnant avant tout une rémunération décente des productions en accord avec les coûts de production et des perspectives d’avenir. Le renouvellement des générations est crucial avec des jeunes éleveurs qui devront mettre en adéquation leur production avec les enjeux climatiques. L’élevage français a des valeurs, qu’il faudra défendre face à une montée en puissance des protéines végétales et peut-être des viandes synthétiques dans les décennies à venir.

Vaches allaitaintes - 30/09/2022

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Au niveau commercial, si les abatteurs observent un recul des commandes dans les pièces à griller, ce qui n’est pas surprenant à cette période de l’année, ils constatent également un recul dans leurs approvisionnements. Sur les marchés, une tendance à la progression des prix se confirme dans le domaine des bonnes Blondes d’Aquitaine, Limousines ou des génisses Charolaises de qualité bouchère. Dans les Charolaises lourdes, la demande est en repli, mais cela n’impacte pas le niveau de rémunération pour des vaches qui ont coûté plus cher à produire notamment chez les engraisseurs. Le commerce est régulier avec des tarifs qui se maintiennent sans trop de difficulté dans l’ensemble des allaitantes R de conformation, correctement finies.

Vaches laitières - 30/09/2022

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Les industriels ont un peu plus de mal à couvrir leurs besoins malgré une demande qui se rétracte. Les bonnes vaches Holsteins, Normandes ou Montbéliardes viandées sont sollicitées avec des cours stables. Le tri est un peu moins sévère dans les animaux de milieux de gamme, mais les vaches trop maigres P1 ou P2 légères restent pénalisées.

Jeunes bovins - 30/09/2022

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Le climat commercial reste porteur sur le marché italien, pour des animaux élevés plus de 6 mois en Italie. Le travail export en catégoriel est un peu plus compliqué face au recul de la demande dans les pièces nobles. Les avants pour la fabrication de viande hachée restent correctement valorisés. Le marché français est relativement stable, avec un bon équilibre entre l’offre et la demande

Prix de référence

Les tarifs référents sont établis à partir d'une sélection des grands marchés représentatifs pour les races et les catégories définies ci-dessous.

Génisses, Charolaises, U=

30/09/2022
5,5€/kg net
0,02
€/kg net

Jeunes bovins, charolais, R=

30/09/2022
5,02€/kg net
0
€/kg net

Jeunes bovins, charolais, U=

30/09/2022
5,16€/kg net
0
€/kg net

Vaches, charolaises, R=

30/09/2022
5,22€/kg net
0,03
€/kg net

Vaches, charolaises, U=

30/09/2022
5,39€/kg net
0,03
€/kg net

Vaches, montbéliardes, O+

30/09/2022
5€/kg net
0,01
€/kg net

Vaches, normandes, O+

30/09/2022
5,01€/kg net
0,05
€/kg net

Vaches, prim'holsteins, P+

30/09/2022
4,87€/kg net
0,03
€/kg net

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