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Marché des grandes cultures

Cotations

Blé tendre

Rouen Rendu 24/09/2021
Qualité : meunier
Récolte : 2021
Échéance : oct. - nov.
255€/t
3
€/t

Maïs

Bordeaux Rendu 24/09/2021
Récolte : 2021
Échéance : oct. - nov.
225€/t
2
€/t

Colza

Rouen Rendu 24/09/2021
Récolte : 2021
Échéance : oct. - nov.
620€/t
8
€/t

Triticale

Pontivy Départ 24/09/2021
Récolte : 2021
Échéance : oct. - nov.
223€/t
3
€/t

Orge de mouture

Rouen Rendu 24/09/2021
Récolte : 2021
Échéance : oct. - nov.
234€/t
3
€/t

Analyse hebdomadaire du blé

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L'analyse du 22/09/2021 est réservée aux abonnés Pro. Toutefois nous vous proposons l'analyse du 08/09/2021.

Marché restreint

Les problèmes de qualité limitent encore les affaires sur le marché intérieur et à l'international. Le blé français retrouve cependant de la compétitivité face aux autres origines.

Les prix du blé ont poursuivi leur mouvement de consolidation cette semaine face à une activité ralentie. La meunerie demeure en effet très prudente dans ses achats et continue d’ajuster progressivement ses cahiers des charges afin de se conformer aux qualités décevantes de cette année. La demande fourragère reprend en revanche de l’ampleur sur le marché intérieur comme en Europe du Nord. Les volumes sont en effet abondants et la céréale à paille a retrouvé sa compétitivité dans les rations animales.

Vers les pays tiers, les ventes françaises sont quant à elle encore pénalisés par un manque de qualité. L’activité portuaire a d’ailleurs ralenti drastiquement depuis la mi-août avec l’arrêt des chargements à destination de l’Algérie. La France retrouve toutefois une bonne compétitivité à l’international, et l’Algérie est d’ailleurs passée aux achats pour 460 kt de blé meunier la semaine dernière, dont près de la moitié serait d’origine hexagonale.

Les moissons de l’hémisphère Sud apportent toutefois un risque sur la seconde partie de campagne. Abares a en effet gonflé de 4,8 Mt son estimation de récolte nationale, à 32,6 Mt, soit un volume en retrait d’à peine 710 kt par rapport au record historique enregistré l’an dernier ! Encore préoccupantes il y a une quinzaine de jours, les conditions de culture en Argentine se sont par ailleurs nettement améliorées avec l’arrivée de précipitations généreuses sur l’ensemble des cultures du pays.

Analyse hebdomadaire du colza

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Faible volume et demande soutenue

Des marges de trituration toujours très élevées et des moissons canadiennes ralenties et décevantes renforcent la tension sur le physique.

Les prix du colza ont quelque peu plafonné au cours des dernières séances sur les marchés à termes mais ont conservé une certaine fermeté sur le physique. La demande des triturateurs est en effet très dynamique, motivée par des marges de trituration encore excellentes malgré l’envolée des prix de la graine.

Les disponibilités sur le marché européen restent en outre très limitées après une récolte 2021 à nouveau décevante, en France comme en Allemagne. Les récoltes canadiennes sont quant à elles actuellement retardées par des précipitations abondantes, ce qui vient réduire encore davantage les disponibilités nouvelles moissons dans un marché extrêmement tendu.

Ces pluies auraient en outre d’ores et déjà causé des pertes de qualité et de taux d’huile selon des observations locales. Les chargements de canola dans les ports canadiens demeurent d’ailleurs extrêmement faibles, avec 21 kt à peine enregistrées la semaine passée ! Depuis le début de la campagne commerciale (1er août), le pays n’a exporté que 205 kt, contre 883 kt l’an dernier à la même période.

Les exportations australiennes sont également retombées à 114 kt en juillet dernier (193 kt en juin), un rythme certes encore très nettement supérieur aux précédentes années mais bien insuffisant pour combler les besoins communautaires. À noter toutefois Abares a relevé de 840 kt son estimation de récolte australienne 2022, à 5,04 Mt, ce qui représenterait bond de près de 500 kt par rapport à l’an dernier et un nouveau record historique !

Analyse hebdomadaire du maïs

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Pression de Chicago

La pression du marché américain et le début des moissons en mer Noire appuient sur la tendance, malgré une demande dynamique.

Les cours du maïs ont accusé cette semaine un léger retrait dans le sillage de Chicago. Le passage de la tempête Ida aux US a en effet provoqué d’importants dégâts dans les terminaux portuaire du Golfe du Mexique, ce qui risque de perturber encore plusieurs semaines le flux d’export du pays. Le fret fluvial a par ailleurs subi une forte inflation, venant ainsi réduire un peu plus le dégagement de volumes vers les zones côtières des États-Unis.

Les améliorations climatiques dans la Corn Belt restent en outre d’actualité avec des pluies sur l’ensemble de la Corn Belt qui sont venues relancer les potentiels des cultures à l’approche des moissons. En Europe, la tendance est également tirée à la baisse par le début des récoltes ukrainiennes, qui devraient déboucher sur une production nationale record à près de 40 Mt !

En France également, les potentiels sont très encourageants. FranceAgriMer maintient d’ailleurs à 91 % le taux de « bon à très « bon » dans les champs, soit un bond de trente points par rapport à l’an dernier et de vingt-huit points sur la moyenne cinq ans ! À noter toutefois, face à un complexe céréalier particulièrement ferme, le maïs a retrouvé de la compétitivité dans les rations animales. Des affaires sont ainsi traitées actuellement pour des volumes nouvelle récolte à destination des fabricants d’aliment du bétail nord-européens et espagnols.

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