ILS NE SONT QUE ONZE MILLE mais ils inondent la planète avec leur beurre et leur poudre. Ils ont construit une filière ultra compétitive en s'appuyant sur une coopérative, Fonterra, présente partout dans le monde. Les éleveurs laitiers néo-zélandais disposent d'un atout maître : un coût de production extrêmement bas. Ils le doivent à l'herbe, qui pousse toute l'année et qu'ils savent parfaitement exploiter. La production laitière néo-zélandaise a connu une croissance impressionnante depuis une vingtaine d'années, captant les marchés laissés par une Union européenne en déclin. La dérégulation entraîne une volatilité des prix et le paiement des éleveurs français est désormais lié à l'équilibre du marché en Océanie. La Nouvelle- Zélande constitue-t-elle une menace pour notre filière ? Pas vraiment tant qu'elle se contente d'alimenter la croissance du marché asiatique. Mais certainement en période de crise, quand elle brade ses excédents à nos portes. Cependant, la densité des vaches est telle qu'elle commence à dégrader l'environnement. Un problème qui n'affecte en rien le dynamisme néo-zélandais, mais qui donne une limite à l'expansion future.
MERCI À COOP OUEST, ORGANISATRICE DU VOYAGE
TEXTES ET PHOTOS PAR PASCALE LE CANN
Quelles marques ont immatriculé le plus de tracteurs en France en 2025 ?
La Commission européenne projette la perte de 2,85 millions de vaches d’ici 2035
Les pratiques économiques des tractoristes dans le collimateur de l’État
Asie, Afrique, Balkans… Comment les autres pays traitent la dermatose bovine ?
Moins de lait et plus de viande : Emmanuel Pouleur prépare sa « seconde partie de carrière »
Quelles sont les nouveautés fiscales et sociales pour l’agriculture en 2026 ?
Crise agricole : Sébastien Lecornu annonce une loi d’urgence
Vote du traité UE-Mercosur : « pas la fin de l'histoire », dit Genevard
Trois hivers de mobilisation : une ère d'incertitudes pour les agriculteurs
Décarbonation : transformer la contrainte en opportunité