Le groupe qui, il y a deux ans, disait vouloir accroître de 100 Ml ses volumes, a dépassé ses objectifs. Le nouveau contrat avec Laitnaa l’y aide depuis le 1er janvier.
Au Salon de l’agriculture 2024, Danone France annonçait un besoin de 100 Ml supplémentaires d’ici à 2028 pour répondre, d’une part, au rapatriement vers la France de productions européennes, d’autre part, au développement de yaourts hyperprotéinés à Ferrières-en-Bray (Seine-Maritime) et de produits destinés à la nutrition médicale à Steenvoorde (Nord, 70 M€ investis). L’usine de Bailleul (Nord) accueille 6 000 tonnes de yaourts en plus pour 6 Ml, celles de Saint-Just-Chaleyssin (Isère) et de Brive-la-Gaillarde (Corrèze) respectivement + 10 000 tonnes pour 10 Ml (crèmes desserts Danette) et + 3 500 tonnes (petits pots).
Un contrat de 20 Ml avec Laitnaa
« L’objectif des 100 Ml est dépassé », a affirmé Jérémie Vandenbroucke, directeur lait de Danone France, au Salon de l’agriculture 2026. Dans le Nord, l’OP Bailleul apporte de l’ordre de 50 Ml de volumes contractuels en plus par rapport à 2024 et Danone vient de contractualiser 20 Ml avec Laitnaa (Aisne). « Le contrat signé avec la coopérative de collecte a débuté ce 1er janvier pour une durée de quatre ans. »
En Basse-Normandie, une dizaine de producteurs de la Manche ont rejoint l’OP des 3 Vallées pour 10 Ml. « Dans les autres régions, les volumes en plus stabilisent la collecte plutôt que l’augmentent. » Le projet de 50 Ml bretons avec l’OP Ouest’Lait est toujours d’actualité à partir du 1er juillet mais le contrat-cadre n’est pas encore signé.
Rechercher de nouveaux producteurs
À l’exception de l’OP Bailleul, les organisations de producteurs alimentent peu ce besoin de 100 à 110 Ml, voire plus. Danone en prend acte et recherche de nouveaux livreurs, y compris en démarchant directement des producteurs. « Cela fait partie de ma feuille de route », confirme le directeur lait. L’industriel leur fait valoir la perspective de se développer et un prix du lait qui devrait être plus stable que le marché. Échaudés par les volte-face passées de Danone et un prix de base 2025 plafonné autour des 455 €/1 000 l selon les OP, les livreurs historiques se méfient de sa nouvelle stratégie. Les négociations pour le renouvellement des contrats-cadres traînent. En attendant, le groupe a complété les prix des formules pour atteindre 435 € de prix de base en janvier et 430 € en février. Cela n’empêche pas la quarantaine de producteurs haut-normands, dont tout le conseil d’administration de l’OP, de maintenir leur préavis de fin de contrat, en précisant qu’il serait annulé si un nouveau contrat était signé. De son côté, l’OP Danone Sud-Est refuse de descendre sous les 425 €/1 000l de prix de base. « C’est ce que nous facturerons à Danone si le prix venait à baisser davantage », avertit Jérémy Epalle, le président. L’OP ne délègue plus la facturation à l’industriel depuis l’an passé. Elle l’effectue elle-même. Ses adhérents viennent de recevoir le prix de base de mars établi par la formule de calcul : 431,30 €.
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