Au centre de la Manche, l’OP Mont Blanc fait partie des plus petites organisations de producteurs françaises. Ses 41 adhérents livrent 31 Ml à la laiterie Mont Blanc, filiale du groupe Bel connue pour ses fameuses crèmes Mont Blanc. Dans l’observatoire de L’Éleveur laitier, leur prix du lait moyen 12 mois est actuellement le plus élevé de Basse-Normandie : 473,96 €/1000 l en mai. Il est devant celui de Danone (OP des 3 Vallées) à 473,62 €. Il faut préciser que ce prix Mont Blanc est 100 % en volume A. Les volumes différenciés B et C ne sont pas dans le calcul. En juin et juillet, les prix de base A s’élèvent à 439,52 € et 457,61 € boostés par la saisonnalité de respectivement + 10 € et + 30 €. « L’indice Ipampa se tasse et a un effet négatif sur le prix de base », constate Romain Lallemand, président de l’OP. Âgé de 25 ans, il est sans doute aussi le plus jeune président d’OP de France.
+ 40 €/1000 l de coûts de production
L’indice est utilisé pour calculer la partie coûts de production qui compose 50 % de la formule de prix. « Cette partie a reculé de 10 € depuis le début de l’année », précise-t-il. L’OP souhaite donc la réviser à l’occasion du renouvellement du contrat-cadre qui prendra fin le 31 décembre 2024. L’autre moitié de la formule est composée du prix FranceAgriMer normand. « Nous estimons que 40 % de nos coûts ne sont pas pris en compte dans l’indice. La hausse du coût salarial, des travaux par tiers, des investissements, etc. équivalent à + 40 €/1000 l », avance-t-il. C’est ce que vient de mettre en avant l’OP dans son courrier adressé à Mont Blanc. Il fait suite aux premières discussions avec l’entreprise le 29 mai sur le sujet. Plutôt que s’appuyer sur des références régionales, les adhérents vont calculer leurs propres coûts de production pour alimenter la négociation avec Mont Blanc.
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