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Paroles de lecteursPrix du lait : un « contrat historique » avec Leclerc, vous y croyez ?

 « J'ai arrêté de rêver », déclare Mickael Coent, fataliste. (© Pixabay // Création Terre-net Média)
« J'ai arrêté de rêver », déclare Mickael Coent, fataliste. (© Pixabay // Création Terre-net Média)

Le 9 juin, Leclerc a annoncé avoir signé un contrat de partenariat avec trois acteurs de la filière laitière afin de garantir, aux producteurs, un meilleur prix du lait. Mais les lecteurs de Web-agri ont de gros doutes. Pour eux, « ce n'est que de la com' » et comme d'habitude, « les éleveurs n'en verront pas le couleur » !

« Ptn, on va être riche ! », ironise Jordan Ropars sur Facebook.

Christian Bossert sur le même ton : « Les éleveurs vont encore s’en mettre plein les poches ! De qui se moque-t-on ?! »

« J'ai arrêté de rêver », répond Mickael Coent, fataliste.

Les éleveurs vont encore s’en mettre plein les poches !

« Du foutage de gueule !!! »

« Un prix du lait de 385 €/l pour 5 % du volume. Encore une annonce bidon ! », estime pour sa part Lol.

Chapdou demande : « C'est quand qu'on sera payé 385 €/l ??? »

did renchérit : « 5 euros des 1 000 l, ils se foutent de nous ?! Pitoyable... Et Lactalis annonce un prix de 385 € et on est à 325 €, la con... n'a pas de limite !! »

Olmer confirme : « Le contrat du siècle... Franchement, la honte ! 5 cts !! Ce Leclerc est vraiment un provocateur, aucun respect pour les agriculteurs !!! »

0,005 centimes par litre !!

Mickael Coent s'énerve : « Du foutage de gueule !!! »

« Soit une augmentation de 1,35 % repartie sur trois années, résume Christian56. Qui est-ce qui fait la bonne affaire ? C'est Leclerc ! »

th rétorque : « Super ! Ça fait 0,005 centimes par litre !! Merci, merci mes bons seigneurs ou... saigneurs !!! »

Et « surtout un coup de com' »

Brins Aj sur Facebook : « La bonne blague... Encore un coup de com de la grande distribution ! 60 Ml de lait, une goutte dans un fleuve... C'est toujours mieux que rien mais les producteurs n'en verront pas la couleur ! »

Leclerc fait le beau devant et derrière...

« Que de la com !, selon Laurent Alrivie. Leclerc fait le beau devant et derrière, achète à bas prix de grosses quantités dans les pays de l'Est ou ailleurs... »

Olivier Robin « n'y crois pas une seconde mais alors vraiment pas » ! « Ça fait un demi siècle que les éleveurs crèvent en produisant un lait de qualité !! »

« Leclerc, le roi de la communication !!, s'exclame Lol. Ces 5 euros, ils ne sont pas de sa poche ! Ce sont les clients qui paieront l'augmentation !! »

« Plus d'outil de production laitière en France »

« La com de merd..., prenez encore les éleveurs pour des gueux !, lance Anti Systeme. Tiens une petite carotte pour les calmer !! Depuis des décennies, vous avez fait fortune en sous-payant les producteurs laitiers !! Ça ne durera pas toujours... (...) »

Lucie Roquet sur Facebook : « (...) Le nombre de vaches va continuer de décliner de plus en plus... »

Dans 10 ans, ils achèteront du lait allemand ou hollandais à 450 €/l...

jeje612 s'emporte : « On ne fait pas l'aumône ! Il y a un coût de production du litre de lait !! Il faut qu'ils en tiennent compte ou alors dans 10 ans, ils achèteront du lait allemand ou hollandais à 450 €/l et on n'aura plus d'outil de production laitière en France... »

« Des efforts sur... 10 % du volume »

Andre Trupin, lui, défend l'enseigne : « C'est mieux que rien ! Pourquoi toujours critiquer Leclerc ? Vous êtes bien content qu'il achète vos produits ! Sinon vous en feriez quoi ? »

Florent Bedos lui explique : « Oui, ils achètent mais il mettent les produits de qualité en concurrence pour faire baisser le prix d'achat sur X millions de litres/an et font de la pub en disant aux consommateurs qu'ils font les efforts sur les prix mais sur… 10 % de leurs appro au max !! En gros, ils font payer leurs grosses marges aux consommateurs et aux agriculteurs… »

Les producteurs, sans alternative, dépendants de ce système.

Almaric Hardouin conclut : « Le problème, c'est le chantage en permanence pour payer le prix le plus bas à l'éleveur. Les produits, même s'ils sont plus chers, il faut que leur coût de transformation soit toujours le plus bas possible à cause des centrales d'achat. J'ai un copain commercial chez un industriel : pour vendre dans ces gros magasins, c'est à sa marque de faire les promotions et bien sûr de reprendre les invendus. (...) Malheureusement, les producteurs n'ont pas tellement d'alternatives, ils sont dépendants de ce système. »

Journaliste installation/transmission des exploitations

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