La préfecture de la Creuse a déposé le 14 juin dernier un arrêté visant à interdire le broyage des pailles pour la récolte à venir. D'autres départements pourraient suivre si la sécheresse perdure, d'autant plus que 74 % des éleveurs ne sont pas autosuffisants en paille. Dans le cas présent, la cause est évidente : les stocks fourragers sont au plus bas et la disponibilité en paille actuelle est déjà fortement réduite.
L'arrêté circule sur la page Facebook des producteurs de lait et fait beaucoup réagir. Des éleveurs témoignent : « Dans l'est du Cantal, le prix de la paille a déjà atteint les 200 €/t et le foin est à 240 € », « Ce qui n'est pas normal c'est qu'il y a toujours des éleveurs qui n'iront pas ramasser la paille qu'ils ont réservée », ou encore « Avec ça, ils la presseront, la stockeront et quand le marché dira "il n'y a pas de paille", le prix montera et hop magie : ils auront de la paille à vendre ».
Un éleveur s'étonne : « C'est quand même dommage de devoir faire un arrêté pour ça. Où sont passés la solidarité et le bon sens paysan ? » Pourtant, un autre trouve ça scandaleux : « Chacun est libre de faire ce qu'il veut. Je suis éleveur mais à un moment, c’est à chacun de revoir son assolement et/ou chargement afin d'avoir assez pour nourrir et pailler ses bêtes. Ils n'ont qu'à monter des logettes avec tapis s'ils n'ont pas de paille. »
Chez Sébastien Renier, « avoir assez de fourrage pour 155 vêlages, c'est un vrai stress »
Chez Alexandre, « le prix d’achat du robot de traite ne représente que 50 % du coût total d’utilisation »
L’usine de tracteurs Claas du Mans dévoile ses secrets en photos
Pourquoi les Allemands ont-ils un meilleur prix du lait ?
Biolait prévoit un déclassement de 10 % à 15 % en 2026
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
La guerre au Moyen-Orient tend les prix des engrais azotés en Europe
Le gouvernement appelle à « une limitation » de la consommation de viande
Intervenants en élevage : « tout le monde ne circule pas librement sur l’exploitation ! »