Née en 2003, la filière Herbo Pacte vise à valoriser les veaux issus du cheptel laitier grâce au croisement Angus ou Hereford. A travers « la viande à l’herbe », Charal diversifie sa gamme pour séduire un large panel de consommateurs.
Pour valoriser les veaux laitiers, Bigard mise sur le croisement. Angus et Hereford sont au goût du jour. « Avec ces races, on arrive à avoir des conduites très herbagères, voire en plein air intégral. Ce sont aussi des animaux qui graissent vite et qui acquièrent rapidement une viande rouge » explique Dorothée Bonnet, responsable des achats pour le groupe Bigard. En bref, une manière de valoriser les mâles issus du troupeau laitier sans introduire un atelier d’engraissement trop contraignant sur les fermes laitières.
L’objectif est d’obtenir des animaux de 310 kg de carcasse à 24 mois, avec une conformation 0=. Question rémunération, les éleveurs peuvent compter sur un prix minimum garanti revisité chaque année. 5 €/kg pour les veaux nés en 2023. Les animaux sont ensuite valorisés selon une cotation FranceAgriMer de bœuf viande R= 3. « C’est plutôt bien vendu, car on est sur des carcasses de croisés, et dont la conformation avoisine généralement le O », précise Dorothée Bonnet.
L’intérêt pour Charal : diversifier son offre en viande. « Sur des vaches allaitantes traditionnelles, on avoisine rapidement les 420 kg de carcasse ». Une conformation qui correspond davantage au rayon trad. Les croisés laitiers offrent ainsi des pièces au rapport poids / prix qui répondent aux attentes d’une partie des consommateurs.
558 éleveurs travaillent actuellement via la filière Herbo Pacte. Et Charal cherche à développer son réseau. « L’objectif est d’être à 600 à la fin de l’année ». Il est également possible d’intégrer la filière en tant qu’engraisseur. « On s’occupe de trouver les veaux » précise Dorothée Bonnet.
Si toutes les races laitières sont acceptées, les performances diffèrent. Une expérimentation menée à l’Inrae du Pin permet d’avoir un premier aperçu des performances des croisés jersiais, normands et holsteins.
Sans surprise, les croisés jersiais présentent les poids de carcasse les plus faibles. Compter 240 kg de carcasse en moyenne pour les femelles et 280 pour les mâles à un peu plus de 22 mois. Les mâles normands sont les plus lourds, avec 340 kg de carcasse (301 pour les femelles). Les femelles holsteins affichent quant à elles des poids de 310 kg de carcasse, et les mâles 299 kg.
Les conformations oscillent entre le O = et O +, à l’exception de la Jersiaise, avec quelques O -. Ces performances ont été obtenues à l’herbe, pâturée ou distribuée avec des veaux nés au printemps.

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