La production laitière est « en baisse significative » depuis début 2023, souligne le Cniel dans son point de conjoncture du mois de novembre.
« Le recul de la production laitière française s’accentue », indique l’économiste Benoît Rouyer dans la note de conjoncture mensuelle du Cniel : — 2,4 % sur les huit premiers mois, — 2,8 % sur les neuf premiers, et — 3 % sur les dix premiers mois de l’année 2023.
En cela, la collecte française évolue à l’inverse de la tendance européenne, qui a augmenté de 0,7 % sur un an. La hausse atteint 0,4 % aux USA et la collecte néo-zélandaise est stable.

Une croissance toujours « modérée » de la production laitière dans les bassins exportateurs majeurs, donc, qui continue de s’accompagner d’une « légère inflexion à la hausse » des prix des produits industriels : à la mi-novembre, le beurre avait pris 300 €/t en deux mois et la poudre de lait écrémée 500 €/t, approchant respectivement 4 900 €/t et 2 600 €/t après plus d’un an de baisse régulière.
En magasin, la tendance observée le mois dernier se confirme aussi : « les prix des produits de grande consommation se stabilisent à des niveaux jamais atteints ». Entre octobre 2022 et octobre 2023, l’inflation sur le beurre, le lait liquide, le fromage et le yaourt vendus en rayon atteignait toujours + 11 à + 12 %.
Dans les fermes, les données de FranceAgriMer témoignent à nouveau d’une légère hausse du prix du lait conventionnel au mois de septembre : 444 €/1 000 l, soit trois euros de plus qu’en août dernier et cinq de plus qu’en septembre 2022.

Quant aux charges, elles continuent de diminuer légèrement après la forte hausse de 2021 et 2022. L’indice Ipampa « lait de vache » a ainsi reculé de 3 % entre septembre 2022 et septembre 2023… mais reste 17 % plus haut qu’en septembre 2021 en raison des prix encore élevés des aliments et des engrais, notamment.

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