D’après le compte prévisionnel de l’agriculture 2025, publié le 16 décembre, la production agricole augmenterait, en valeur, de 3,7 %, en lien avec une hausse de + 9,2 % des prix de la production animale.
Après deux années de baisse, la valeur de la branche agricole connaît cette année une progression liée aux prix des produits animaux. Si les volumes sont globalement stables (+ 0,6 %), la production de bétail (bovins, porcins, ovins, caprins, équidés) est en diminution de - 1,8 %. En lien avec la contraction de l’offre, la production de gros bovins progresse de + 22,6 % en valeur, compte-tenu de la hausse importante des prix (+ 25,4 %).
« La baisse tendancielle des abattages se poursuit et la production en volume recule de 2,2 % », en partie à cause des épizooties de FCO et de DNC, indique la Commission des comptes de l’agriculture de la nation (CCAN). Le recul des abattages de veaux est plus marqué encore que pour les gros bovins et la production en volume diminue nettement (- 4,5 %), précise la publication. La valeur de la production de veau est ainsi en hausse de 7,8 %, tirée par les prix en progression de + 12,9 %.
En parallèle, la production de lait, produits laitiers et autres produits animaux augmente de 3,4 % en valeur. Malgré des prix plutôt stables (+ 0,3 %), elle est tirée par l’augmentation de 3,1 % des volumes. Dans le détail, la valeur de la production de lait et produits laitiers progresse de 1,6 %, grâce à une augmentation de 1,2 % des volumes, avec des prix en faible hausse (+ 0,4 %).
Les consommations intermédiaires en légère diminution
Premier poste de dépense, les aliments pour animaux diminuent de 2,3 % en valeur, indique la CCAN. La consommation d’aliments pour animaux recule en volume (- 6,7 %). Les prix des aliments achetés en dehors de la branche agricole se replient quant à eux de 2,4 %, en raison d’un prix des céréales orienté à la baisse. En revanche, le prix des aliments intraconsommés s’envole de + 16,1 % à cause des mauvais rendements en fourrages (liés aux pics de chaleur de l’été).
Les prix de l’énergie se stabilisent, après deux années de hausse, contribuant à la diminution générale de la valeur des consommations intermédiaires. En revanche, les dépenses vétérinaires augmentent en valeur, corrélés à la hausse des prix (+ 4,3 %).
Une valeur de la branche agricole qui repart à la hausse
C’est globalement la hausse de la valeur de la production animale qui explique l’augmentation de la valeur ajoutée brute de la branche agricole. Cette dernière rebondit de 10,5 % en 2025, en lien avec une augmentation de 3,6 % de la production au prix de base, c’est-à-dire en incluant les subventions sur les produits et déduction faite des impôts, rattrapant ainsi sa moyenne quinquennale avec deux années de forte baisse.
La valeur ajoutée brute au coût des facteurs (c’est-à-dire compte tenu des subventions d’exploitation, impôts sur la production déduits) par actif grimperait de + 8,2 %, après avoir baissé de 11,2 % en 2024. En termes réels, au regard de l’évolution du PIB, cette valeur progresserait ainsi de 6,9 %.

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