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Union européenneMarchés de la viande et du lait : les prévisions de la Commission pour 2022

En 2021, le cheptel bovin communautaire a baissé, en élevage allaitant comme en élevage laitier. (©AdobeStock)
En 2021, le cheptel bovin communautaire a baissé, en élevage allaitant comme en élevage laitier. (©AdobeStock)

Baisse de la production et légère hausse des exports de viande, stabilité de la collecte de lait et hausse des prix à la consommation en produits laitiers : c'est ce à quoi s'attend l'UE d'ici à la fin de l'année.

La Commission européenne a livré ses perspectives pour les marchés agricoles de l’UE en 2022, en particulier pour les marchés de la viande et du lait.

Sans surprise, elle s’attend à une baisse de la production de viande bovine (- 0,9 %) sur l’ensemble du territoire communautaire, surtout en raison d’une baisse structurelle des effectifs dans le secteur, et cela « malgré des prix élevés » et une « demande croissante » à l’international.

Elle envisage une augmentation légère des exportations de l’UE grâce aux récents accords commerciaux (Japon, Mercosur, Ceta…), mais limitée par une offre intérieure peu élevée et par « des frictions commerciales avec le Royaume-Uni ».

« La baisse de la collecte de lait devrait continuer sur le premier semestre »

Malgré la hausse historique des prix du lait, la production totale laitière de l’UE a de son côté baissé en 2021 (- 0,4 %), « pour la première fois depuis 2009 ». De fait, « la hausse des coûts en élevage a ralenti la croissance de la production laitière et a entraîné une réduction du cheptel laitier plus forte que prévu » : - 1,5 %.

Et la baisse de la collecte de lait en UE devrait continuer au moins d’ici à fin juin 2022, selon la Commission, « avant de se redresser légèrement en fin d’année ». Le cheptel laitier pourrait diminuer d’environ 1 %.

Les prix à la consommation sont attendus en hausse pour les produits laitiers, poussés par les coûts élevés des intrants et par une « offre mondiale tendue ».

La production de fromage et de lactosérum au sein de l’UE devrait continuer à croître grâce à une demande en augmentation en UE et à l’export, quand la demande de poudre de lait serait réduite « au profit de protéines moins chères ».

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