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Financement participatif des projets1 € versé à 3 jeunes éleveurs pour 2 produits Entremont achetés

Du 6 septembre au 3 octobre 2021, Entremont renouvelle sa campagne de financement participatif destinée à soutenir les projets améliorant notamment le bien-être animal de trois jeunes éleveurs, livrant leur lait à la coopérative Sodiaal. Chaque fois qu'un consommateur achète deux produits de la marque porteurs de l'offre, 1 € est reversé au fonds de crowdfunding. L'an dernier, Aurore et Charlène prévoyaient ainsi d'installer des brumisateurs pour leurs vaches. Et Adrien de construire une nursery pour ses veaux.

Depuis lundi 6 septembre, pour deux fromages Entremont achetés en magasin et estampillés "Autrement solidaire et engagé", 1 € est collecté au profit de trois jeunes éleveurs, adhérents chez Sodiaal. Ceci afin de les accompagner dans leurs investissements en lien avec le bien-être animal, la biodiversité, la responsabilité environnementale et sociale, et le développement de leur exploitation en général, en particulier l'amélioration des conditions de travail. Pour inciter les clients à participer, 2 € sont offerts en bons de réduction différés, à valoir sur des prochains achats de produits de la marque, qui appartient à la coopérative laitière depuis 10 ans.

Développer l'exploitation en améliorant le bien-être des animaux, la biodiversité, le confort de travail...

10 000 € reversés au minimum

Pour en bénéficier, les consommateurs doivent s'inscrire sur le site web d'Entremont et voter pour leur candidat préféré parmi les trois en lice, sélectionnés suite à un appel à projets. Un tirage au sort permet de gagner un séjour en famille à la rencontre d'un des trois producteurs soutenus, dont les noms devraient bientôt être connus. « L'an dernier, le montant du fond solidaire était fixe. Cette année, pour la 3e édition de l'opération, les sommes récoltées varieront en fonction du nombre de participations », explique dans un communiqué la marque, qui s'engage à les répartir en fonction du nombre de votes sur internet et à reverser au minimum 10 000 € aux agriculteurs. 

Aurore voulait installer des brumisateurs

En 2020, 42 % des 8 470 participants avaient été sensibles au projet d'Aurore, jeune éleveuse d'une centaine de vaches Prim’holsteins et Red’holsteins croisées avec des Montbéliardes, sur 135 ha à Doullens dans la Somme. Celle-ci projetait « d'installer des brumisateurs à la sortie de la salle de traite et au-dessus de l’aire de raclage afin que les bêtes puissent se rafraîchir l'été dans la stabulation, notamment quand elles mangent ». « Elles ont déjà des ventilateurs et je remarque que par temps de canicule, en les arrosant en salle de traite, elles se sentent mieux », explique la jeune femme sur le site internet d'Entremont.

Pour Charlène : brumisateurs + optimisation de l'herbe et du confort de travail

Charlène aussi, installée sur 168 ha à Villaines-la-Juhel en Mayenne, envisageait de s'équiper de brumisateurs pour le confort de ses 75 Prim'holsteins en cas de fortes chaleurs et de présence importante de mouches. La jeune productrice, qui a obtenu 25 % des votes des consommateurs, désirait de plus faire évoluer l'alimentation du troupeau en maximisant la part d'herbe. « Je souhaite me former à bien gérer la pousse pour que que mes vaches puissent passer le plus de temps possible en pâtures, précise-t-elle. J’aurais donc moins recours aux achats de fourrages, d'où un intérêt économique et écologique avec la réduction de l’empreinte carbone liée à leur transport. »

Son autre objectif : diminuer la pénibilité de certaines tâches, en particulier l'effort physique au moment de la distribution de la ration via l'acquisition d'une dérouleuse à foin et d'un râtelier. 

Une nursery chez Adrien pour l'amélioration du bien-être des veaux

Adrien, qui élève une cinquantaine de Montbéliarde sur 85 ha à Burcin en Isère, a lui recueilli 33 % des voix. Le jeune producteur de 23 ans, qui vient de s'associer avec son ex-employeur, avait l'intention « de construire une nurserie pour loger ses veaux et génisses, actuellement dans une ancienne écurie, dans de meilleures conditions ».

Un moyen de sensibiliser le grand public à l'installation agricole

À travers cette campagne de financement participatif, Entremont veut sensibiliser le grand public à l'installation des jeunes éleveurs. « Être présent auprès d'eux, dès les premières années où ils s'installent, est un enjeu majeur pour garantir une collecte laitière pérenne sur l'ensemble du territoire », appuie la marque se faisant écho de Sodiaal, qui déclare « accompagner autant que possible les jeunes » agriculteurs grâce à son programme Sodiaal Box.

Un  fonds de 10 000 € leur est ainsi réservé à 35 % pour les aménagements agricoles, à 20 % pour le financement du capital social et à 45 % pour l’accompagnement de la formation. Ce dispositif « garantit également un droit à produire de 300 000 litres de lait supplémentaires, qui permet d’éviter le déclassement en cas de production dépassant le volume réglementaire », ajoute la coopérative. Selon Emmanuel Turban, à la tête d'un troupeau de 200 vaches et élu au conseil d’administration de Sodiaal ouest, ce système apporte « un véritable coup de pouce à l’installation, à un moment où les investissements sont importants ».

Journaliste installation/transmission des exploitations

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