« Contrairement à une vache laitière adulte dont le rumen est une vraie chaudière avec une puissance de chauffe supérieure à 1 kW, le veau naissant ne produit que très peu de chaleur (puissance de chauffe d’environ 70-80 W) », rappellent les experts de l'Institut de l'élevage. Sensible à l'humidité, le veau doit également garder le poil sec pour pouvoir s'isoler du froid.
C'est surtout dans ses premières 24 heures de vie que le veau est le plus sensible aux basses températures. C'est pour cette raison que certains éleveurs les placent sous lampe chauffante en hiver ou équipent leurs jeunes veaux de couvertures.
Une nurserie bien conçue pour éviter les coups de froid
Si la plupart des veaux sont logés en case individuelle la première semaine au moins, la conception de la nurserie pour le logement collectif joue un rôle important sur la santé du veau. Découvrez quelques unes des recommandations de l'Idele issues de son ouvrage « Des veaux laitiers en bonne santé » :
- pas de courant d'air (ne pas dépasser 0,25 m/s soit moins d'1 km/h de courant d'air) - sauf en été par temps très chaud
- une ventilation suffisante et surtout modulable
- une litière sèche
- pas d'humidité ambiante (absence de traces d'eau sur les murs ou éléments métalliques, poils secs)
- éviter les couchages contre un mur extérieur froid
- ajuster la surface d'aire de vie au nombre d'animaux (inutile de faire trop grand car les veaux ne parviendront pas à réchauffer l'espace) : compter 2 à 2,5 m2/veau jusqu'à 6 mois.
- si possible, prévoir une isolation de la toiture, ou au moins créer une zone protégée.
Ce qui est paradoxal selon les experts, c'est que ce sont souvent dans les nurseries récentes qu'on rencontre le plus de soucis : « Ces bâtiments sont conçus uniquement pour faciliter le travail de l’éleveur en favorisant la mécanisation de toutes les tâches. Cela aboutit à des nurseries "cathédrales" de très grandes dimensions dans lesquelles les matériels d’élevage circulent facilement mais qui ne respectent pas les besoins des veaux en particulier en ce qui concerne le volume d’air. Ces nurseries sont très froides l’hiver, très chaudes l’été et le renouvellement de l’air se fait très mal, même en ayant recours à de la ventilation dynamique. »
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