Pour se dégager du temps ou s’agrandir et développer l’activité de leur exploitation, de nombreux éleveurs ont aujourd’hui recours au salariat. Le Cniel et l’Institut de l’élevage ainsi que leurs partenaires ont élaboré un dossier intitulé « organiser le travail sur son élevage laitier ». Il se compose de 15 fiches pratiques et de témoignages pour accompagner les éleveurs dans le management des salariés et la gestion en association.
Identifier ses besoins et le profil du candidat idéal
Avant d’embaucher un salarié, il faut connaître les besoins sur l'élevage : que devra-t-il faire ? Quelles devront être ses compétences ? Combien de temps cela va-t-il lui prendre ? Selon l’objectif recherché, le salarié n’aura pas tout à fait le même profil : il pourra être très spécialisé (par exemple uniquement dédié à la traite) ou polyvalent et autonome s’il est amené à faire des remplacements. Dans certains cas, le salarié n’est d’ailleurs pas la meilleure solution. Une Cuma, l’installation d’un robot ou une ETA peuvent mieux correspondre.
Une fois les besoins définis, il faut déterminer les critères indispensables que le candidat devra détenir (connaissances, savoir-faire, savoir-être, valeurs…). L’annonce d’emploi pourra ensuite paraître sur les réseaux dédiés (pôle emploi, Apecita, organisations professionnelles agricoles…). Il ne faut pas hésiter à en faire part aux établissements d’enseignement agricole qui sont une bonne source pour trouver des candidats (certains peuvent commencer à travailler sur l’exploitation dans le cadre d’un stage ou d’un apprentissage). Un entretien de recrutement devra être fait pour informer le candidat sur le poste à pourvoir, connaître son parcours et évaluer ses compétences et sa motivation.
L’embauche : un coût et des procédures à respecter
Bien entendu, avant d’embaucher, il faut vérifier la capacité financière de l’exploitation en établissant un prévisionnel. Le coût engendré sera nécessairement dépendant du type de contrat de travail (CDD/CDI), du temps de travail (temps plein/partiel), du niveau de qualification, de l’expérience professionnelle, de la classification et du salaire horaire brut.
En plus du salaire net, il faut compter les charges sociales salariales et patronales. À titre d’exemple, pour un salarié rémunéré 1 648 euros brut par mois (Smic + 10 %), il convient d’ajouter 716 euros de charges patronales. Ainsi le salarié représente un coût mensuel avant allègements de 2 364 euros. Les coûts directs et indirects ainsi que les réductions et exonérations possibles sont exposés en détail dans la fiche correspondante.
En tant qu’employeur, l’éleveur doit effectuer plusieurs démarches pour préparer l’arrivée de son salarié (réaliser la déclaration préalable à l’embauche, inscrire le salarié sur le registre unique du personnel, rédiger le contrat de travail, demander une visiter médicale auprès de la médecine du travail…) Il lui est également obligatoire de remplir le document unique d’évaluation des risques professionnels, avec pour but d’identifier les risques sur l’exploitation. Ces obligations sont toutes listées dans le dossier.
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