DEPUIS 2005, ON ASSISTE À UNE DÉGRADATION constante et régulière des résultats cellulaires. Tel est le constat que dressent de concert le Cniel et l'Institut de l'élevage. Si certaines régions, comme la Franche-Comté ou la Bretagne, tirent mieux leur épingle du jeu, cette tendance à la hausse des taux cellulaires concerne néanmoins tous les bassins laitiers. Première raison évoquée, les attributions laitières successives qui incitent à conserver des vaches qui auraient dû être réformées. Dans ce cas de figure, le risque est de ne plus pouvoir freiner la contagion lorsque la densité animale augmente dans les bâtiments, d'autant plus que cette situation se traduit par une baisse d'efficacité des traitements au tarissement. Des voies d'amélioration existent. Elles passent par une meilleure réactivité, c'est-à-dire par la capacité de chacun à remettre en cause ses pratiques de traite et d'hygiène avant que la situation ne dérape. Sur le terrain, les vétérinaires et les contrôles laitiers mettent en service des outils destinés à mieux appréhender le profil épidémiologique de son troupeau. Il s'agit d'un préalable indispensable qui doit permettre de mieux cibler les traitements pour gagner en efficacité dans un contexte où, le 1er avril, entrera en vigueur la nouvelle réglementation concernant les laits hors normes.
CLAIRE HUE, JÉRÔME PEZON, JEAN-MICHEL VOCORET
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