LES GÉNISSES QUI NAISSENT AUJOURD'HUI feront leur carrière alors que les quotas auront disparu. Une évolution majeure que les éleveurs doivent prendre en compte dans leur stratégie de renouvellement dès maintenant. En Bretagne, BCEL Ouest a réfléchi à cette nouvelle problématique. Il en ressort qu'il faut arbitrer entre trois stratégies : élever toutes ses génisses pour en vendre une partie quand elles seront prêtes à produire. La bonne tenue du marché des vaches en lactation va dans un sens favorable à cette option. Mais ceux qui disposent d'une faible surface fourragère, ou qui préfèrent développer les cultures de vente, peuvent aussi développer le croisement avec des races à viande afin de mieux valoriser les veaux en excédent. Enfin, déléguer l'élevage des génisses reste une piste intéressante, notamment là où la main-d'oeuvre est contraignante. Ou encore lorsque les contraintes environnementales limitent l'effectif. Dans tous les cas, la maîtrise du coût de production restera essentielle. La présence d'un nombre élevé de génisses ne doit pas faire déraper le taux de réforme. Et surtout, la maîtrise du coût de renouvellement passe par des durées de vie productive longues, et donc des vêlages précoces.
PASCALE LE CANN
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