En 2023, les marchés de bétail ont vu passer près d’un million d’animaux. C’est certes 2,6 % de moins que l’année précédente, mais « ils réussissent globalement à maintenir un niveau d’activité intéressant », estime la FMBV dans un communiqué de presse.
Stabilisation des apports en gros bovins
Après plusieurs années de baisse au profit des circuits courts et du direct abattoir, les apports en gros bovins de boucherie se stabilisent. Un élément positif alors que les abattages de cette catégorie sont en repli à l’échelle nationale.
La situation se complique sur le marché du maigre. Avec une baisse de 6 % des apports en broutards et vaches maigres, la décapitalisation pèse pleinement sur cette catégorie d’animaux.
Un regain d’engouement auprès des éleveurs
Chaque année, près de 10 000 éleveurs commercialisent leur production via les marchés. Un chiffre qui progresse de 2 % pour les éleveurs bovins. Peut-être en réaction à l’obligation de contractualiser, dont sont exempts les marchés au cadran et marchés de gré à gré.
La modernisation des techniques de commercialisation peut également jouer un rôle. « Les ventes par vidéo sur certains cadrans sont un service complémentaire qui permet de vendre des lots plus gros, plus loin du marché ou des bovins d’abattage sans délai » détaille la FMBV.
Le résultat ? Les cotations sont plus que jamais scrutées par les agriculteurs. « Contrairement à 2021 où les consultations avaient baissé, elles remontent en 2022, avec une forte progression en bovins de boucherie notamment (+ 5 % de consultation) ».
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