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Circuits courts« Il y a une valorisation supplémentaire des produits »

Bertrand et Ghislaine Poulain commercialisent chaque année 25 jeunes limousines et une quinzaine de veaux élevés sous la mère. (©Pixabay)
Bertrand et Ghislaine Poulain commercialisent chaque année 25 jeunes limousines et une quinzaine de veaux élevés sous la mère. (©Pixabay)

Sur le plateau de la Space-TV, nous avons rencontré l'éleveur Bertrand Poulain, qui s'est lancé il y a dix ans dans la découpe à la ferme et la vente directe de viande de ses vaches limousines

Éleveur de vaches allaitantes à Condoret, dans le Morbihan, Bertrand Poulain s’est lancé il y a une dizaine d’années dans la transformation à la ferme et la vente directe. Mi-septembre 2021, sur le plateau de la Space TV, il est revenu avec nous sur son expérience.

Avec sa femme Ghislaine, l’agriculteur est à la tête d’un troupeau de Limousines, d'une activité de maraîchage, de 220 hectares de prairies et de grandes cultures essentiellement commercialisées auprès du groupe Daucy.

« Nous étions producteurs de lait à la base, raconte-t-il, mais il y a dix ans, quand mon épouse s’est installée sur l’exploitation, elle ne s’y retrouvait pas ». C’est là qu’est née l’idée de l’atelier de découpe et de vente directe de viande, « essentiellement pour son bien-être ».

Aujourd’hui, le couple commercialise par ce biais 25 jeunes limousines par an et une quinzaine de veaux élevés sous la mère. Une partie est vendue aux particuliers – 25 % en colis et 75 % en piéçage –, à la ferme ou sur les marchés. Des morceaux sont aussi vendus auprès des collectivités et de magasins de producteurs ou du réseau Biocoop, dans un rayon de 25 km autour de l’exploitation.

Vous pouvez regarder ci-dessous l'interview de Bertrand Poulain, réalisée au Space 2021 par Web-agri :

Économiquement, les deux agriculteurs s’y retrouvent : « il y a une valorisation supplémentaire des produits ». Mais Bertrand Poulain nuance : « Pour en arriver là, ça a été un travail de longue haleine. Il nous a fallu 10 ans pour arriver à avoir un tissu commercial important ».

Quant à la demande des consommateurs, l’éleveur note une nette évolution au fil des années : « Au début, nous vendions une bête à environ quatre, cinq, six personnes. Aujourd’hui, le consommateur désire plutôt faire des "achats plaisirs" : on fait beaucoup de piéçage, dont environ la moitié sur commande ».

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