Les cours du beurre et des poudres sont en retrait pour l’ensemble des grands pays exportateurs, signe d’une conjoncture moins favorable.
Partout dans le monde, les cours du beurre fléchissent. Et, à l’instar de ce dernier, « les cotations des poudres maigre et grasse sont orientées à la baisse chez les principaux producteurs-exportateurs. La demande sur les marchés internationaux reste atone », relève l’Institut de l'élevage (Idele).
Pour la poudre maigre, les exportations cumulées des principaux exportateurs étaient en retrait depuis le début de l’année. Seule l’UE à 27 a vu ses exportations croître sur un an (+ 4 % versus 2024). Côté prix, les cotations de la poudre maigre étaient orientées à la baisse en Nouvelle-Zélande en septembre (- 12 % par rapport à août 2025 et - 10 % par rapport à septembre 2024, à 2 254 €/t) comme dans l’UE. Aux États-Unis, les rapports de l’USDA de fin septembre « faisaient état de prix de la poudre de lait écrémé en baisse dans un contexte de demande en déclin et de production toujours soutenue », selon l’Idele. Ce dernier constate également que « la compétitivité de la poudre maigre européenne restait affectée par la vigueur de l’euro ».
La tendance est la même pour la poudre grasse. Ainsi, en septembre 2025, les cours des poudres grasses néo-zélandaises étaient en repli (- 5 % par rapport à août 2025 mais + 4 % versus septembre 2024, à 3 255 €/t), comme pour l’UE (- 3 % vs août 2025 et - 5 % vs septembre 2024). La demande n’est tout simplement pas au rendez-vous. En Europe, côté beurre, les disponibilités sont plus importantes au deuxième semestre du fait de fabrications plus soutenues. Aussi les besoins à l’import se sont-ils réduits.
Le niveau de consommation des produits laitiers ne serait pas celui espéré par les industriels pour diverses raisons, notamment celle du pouvoir d’achat. Et les disponibilités en lait devraient rester importantes, amenant une dégradation de la conjoncture et des prix, même en élevage.
Votre email professionnel est utilisé par les sociétés du groupe NGPA pour vous adresser ses newsletters
et les communications de ses partenaires commerciaux. Vous pouvez vous opposer à cette communication pour nos partenaires en cliquant ici.
Consultez notre politique de confidentialité
pour en savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits.
Notre service client est à votre disposition par mail : serviceclients@ngpa.fr.
Banette, la Prim’Holstein qui a produit 184 909 litres de lait en 14 lactations
La mécanisation sécurise l’entretien des haies bocagères
Laisser le couple mère/veau laitier ensemble la première semaine : ça a du bon !
Sabine et Cédric Lecointe ont investi 200 000 € dans le robot de traite GEA DairyRobot R9500
Du poids vif au rendement viande : comprendre où partent les kilos
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
La guerre au Moyen-Orient tend les prix des engrais azotés en Europe
Prix des engrais : la tendance « clairement orientée à la hausse »
Guerre en Iran : hausse du gaz, du pétrole et des engrais, quels impacts pour l’agriculture ?
Chez Sébastien Renier, « avoir assez de fourrage pour 155 vêlages, c'est un vrai stress »