Afin de vérifier que les produits qui entrent en Europe sont conformes aux normes de l'UE, la Commission promet une hausse de 50 % du nombre de contrôles à l'étranger dans les deux ans qui viennent.
A l'intérieur de l'Union, Bruxelles mentionne aussi une augmentation de 33 % des audits aux postes frontières pour s'assurer que « les États membres effectuent les inspections conformément aux exigences » européennes.
La Commission veut en outre mettre à jour ses règles sur la présence de traces de pesticides dans les importations, malgré leur interdiction à l'intérieur de l'UE. Elle annonce la mise en place d'un groupe de travail qui planchera sur cette question sensible des « résidus de pesticides ».
« A la demande de nos agriculteurs et d'un certain nombre d'États membres, nous nous sommes engagés à respecter un principe : ne pas autoriser la réintroduction dans l'UE, par le biais de produits importés, des pesticides les plus dangereux qui sont interdits dans l'Union », a souligné le commissaire européen Oliver Varhelyi, chargé de la santé et du bien-être animal. Ce responsable a assuré que ces annonces étaient sans lien avec le vote des Etats européens, attendu dans les prochains jours, sur l'accord de libre-échange avec les pays latino-américains du Mercosur. Mais « si vous me demandez si cela va aider à l'application et à la mise en oeuvre de l'accord avec le Mercosur, ma réponse est oui », a-t-il nuancé devant la presse.
Un vote attendu la semaine prochaine
La France qui était opposée à cet accord commercial « en l'état », a fait du renforcement des contrôles, notamment des résidus de pesticides, une condition pour réexaminer sa position sur le sujet.
Le vote des Etats européens sur cet accord commercial avec l'Argentine, le Brésil, l'Uruguay et le Paraguay est attendu entre le 16 et le 19 décembre à Bruxelles. La Commission espère ensuite une signature du traité le 20 décembre à Foz do Iguaçu dans le sud du Brésil, selon une source européenne. Puis, la ratification devra passer par un vote du Parlement européen, probablement début 2026, où la partie pourrait s'avérer serrée.
Ce traité de libre-échange doit notamment permettre à l'Union européenne d'exporter davantage de voitures, de machines, de vins et de spiritueux en Amérique latine.
En retour, il faciliterait l'entrée de viande, sucre, riz, miel ou soja sud-américains, au risque de fragiliser certaines filières agricoles européennes.
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