« Décrue ?! Y aurait-il eu une crue dans la collecte laitière ?? Quand ??? (...) », s'étonne Gibb. « Les éleveurs sont résignés et cela impacte forcément la production de lait », analyse-t-il. « Quand les industriels pouvaient payer plus cher les producteurs laitiers, ils ne l'ont pas fait parce que les Français ne voulaient pas payer plus cher le litre de lait pour financer leurs loisirs et les augmentations d'impôts. La France va devenir une terre de céréales... »
Il y a eu une crue de la production ?!
« Rien d'étonnant... »
« On peut féliciter les industriels pour la destruction de la filière laitière francaise, notre pays étant le seul en Europe où la production de lait baisse ! », appuie Salut.
Le lait le plus mal payé d'Europe !
« Il y en a qui vivent très bien du lait et ce ne sont pas ceux qui bossent le plus », fait remarquer Bouboule, chiffres à l'appui : « Entre juillet 22 et 23, le prix des PGC a augmenté de 17 à 21 % et celui du lait payé aux producteurs continue de baisser !? » « Qu’ils en profitent car ils n’auront bientôt plus d’esclaves à exploiter... », prévient-il.
steph72 cite également des données chiffrées, sur la marge des industriels laitiers : « Elle est passée de 28 à 48 % pour un prix du lait parmi les plus bas de l'Union européenne. » Alors « rien d'étonnant à ce que la collecte de lait diminue », selon lui. « L'industrie laitière se gave sur le dos des éleveurs depuis un moment », insiste-t-il.
« Et ce n'est pas fini »
Et Gibb d'interpeller : « Vous avez vu Bruno Le Maire dénoncer les industriels qui n'ont pas appliqué de baisse de prix sur leurs produits ? Aucun groupe français, bizarrement... » Avant de poursuivre : « Hilarant, cette mise en scène ! Il joue les gros bras avec les entreprises étrangères, surtout si elles sont loin de la France. Par contre, face aux franco-françaises, ses bras deviennent tout flasques... Quelle honte d'avoir de tels dirigeants politiques !! (...) »
Face aux entreprises françaises : les bras sont flasques.
Pour Vik, la diminution de la production laitière « n'est pas finie ». Il a même « l'impression » que sa laiterie « veut mettre à mal le site (..) » où il livre.
À propos des charges qui seraient moins élevées, Chounko se demande si le Cniel « pense les bâtiments éternels quand il les calcule ».
Terminé estime même que « les coûts des bâtiments d'élevage ont été oubliés (...) ». Puis, il revient sur le prix du lait payé aux producteurs : « (...) 431 €/1 000 l, c'était il y a 15 ans. En 2023, il faudrait 600 € pour espérer remplacer les éleveurs qui disparaissent. » D'autant que « les charges n'ont pas baissé », martèle-t-il.
« Faire quelque chose et vite ! »
« Va falloir faire quelque chose et vite, on ne va pas tenir longtemps », confirme Max. « J'ai des prêts à payer – j'en ai pris pour 20 ans –, je commence à avoir vraiment peur de tout perdre, et je ne suis pas tout seul dans l'histoire... », explique-t-il.
« À quand une vraie analyse socio-économique pour comprendre ce qui se passe ?, se demande tof67. (...) Les chiffres, c'est froid, c'est simple et on avance toujours droit dans le déni... »
Sinon la France deviendra une terre de céréales...
« Achetons encore un peu moins d'intrants et baissons un peu plus notre production, suggère louloug. Ça ferait du bien aux industriels et ça ne changerait rien pour nous ! »
« Pas de prix décent pour notre lait, pas de main-d'œuvre, pas de visibilités, pas de soutien », résume Salut.
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