Le niveau de la production européenne au premier semestre et la demande asiatique seront des éléments déterminants.
Après la dégringolade entamée en septembre dernier (-2 900 €/t), la cotation du beurre semble stabilisée à un niveau tout à fait honorable, et toujours supérieur au printemps 2021. Pour la poudre 0 %, c’est un peu plus chaotique. Cet ingrédient reste très dépendant des échanges mondiaux et le retour de la demande asiatique, notamment celle de la Chine, avait détendu le marché. Mais cette demande s’avère encore modeste et sa pérennité n’est pas garantie. Difficile de savoir aujourd’hui si la Chine reviendra aux achats comme en 2021. Pour le beurre, la demande européenne est toujours là et il y a peu de stocks, mais l’inflation est un élément perturbateur pour les achats des ménages avec une baisse marquée des achats. Face à cette demande en produits laitiers, somme toute contenue, l’offre laitière de ce début d’année est plus importante qu’en 2022. Dans l’UE, elle est tirée par les pays d’Europe du Nord, alors que les collectes de l’Europe du Sud, dont la France, restent en berne. La baisse du prix du lait, qui va s’accentuer ce printemps, aura-t-elle un effet modérateur sur la production ? On peut en douter jusqu’au pic saisonnier de mai prochain, ensuite tout est possible. Mais actuellement les marchés n’apparaissent pas déséquilibrés.

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