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Autonomie alimentaireQuelles espèces pour des prairies productives, durables et équilibrées ?

Choisir le bon mélange pour assurer une source de protéines suffisante aux animaux grâce au pâturage (©Terre-net Média)<span style="font-size: 14px; text-align: justify; color: #000000;"> 
Choisir le bon mélange pour assurer une source de protéines suffisante aux animaux grâce au pâturage (©Terre-net Média) 

Si l'herbe pâturée est l'aliment de plus économe de l'exploitation, les prairies se doivent tout de même d'être productives et durables. Dans le cadre du programme Reine Mathilde, de nombreux essais ont été menés pour identifier les espèces et les variétés de graminées et de légumineuses les plus adaptées au pâturage.

Choisir le bon mélange pour assurer une source de protéines suffisante aux animaux grâce au pâturage
Choisir le bon mélange pour assurer une source de protéines suffisante aux animaux grâce au pâturage (©Terre-net Média) 

À l’issu de huit années d’essais pour améliorer l’autonomie alimentaire des élevages bovins bios, le programme Reine Mathilde dévoile ses résultats. Pour cet essai, il est question des mélanges prairiaux à pâturer. (Retrouvez tous les résultats d'essais du programme dans le sommaire tout en bas de l'article.)

Le trèfle blanc sort son épingle du jeu

Trois années de tests ont mis en évidence les associations avec le trèfle blanc. Les techniciens restent néanmoins prudents : « La parcelle d'essais était proche du bâtiment d'élevage et recevait donc beaucoup de déjections. Dans ce contexte, seul le trèfle blanc a sorti son épingle du jeu dans les différents mélanges expérimentés :

- en association binaire avec : le festulolium, le RGA ou la fétuque des prés

- en association plus complexe : comme celle proposée par les Chambres d'agriculture de Normandie (RGA + fétuque élevée + dactyle + trèfle blanc ou violet) ou pour le mélange commercial LD4P. »

Dès la deuxième année d'essais, il a été constaté une uniformisation des espèces dans la plupart des bandes. Cela peut-être dû à la richesse des sols
Dès la deuxième année d'essais, il a été constaté une uniformisation des espèces dans la plupart des bandes. Cela peut-être dû à la richesse des sols (©Reine Mathilde)

De bonnes espèces à pâturer

La chicorée et le plantain ont été une véritable révélation dans ce programme. Parmi leurs caractéristiques, on note :

- une racine pivotante qui va chercher l’eau et les minéraux profondément, ce sont des plantes adaptées aux terrains séchants ;

- des propriétés vermifuges naturelles liées à leur teneur en terpènes ;

- une bonne aptitude au pâturage et moins à la fauche car elles présentent une teneur en matière sèche sur pied faible (à peine 12 % de MS en moyenne pour la chicorée dans l’étude normande) ;

- leur richesse en minéraux majeurs (moyenne relevée dans l’enquête : 13 % de la MS pour la chicorée).

D'autres bonnes espèces ont été mises en évidence : le festulolium, le pâturin des prés, la fétuque élevée, la luzerne, le trèfle violet, le lotier et la minette.

Rédactrice en chef de Web-agri

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