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Paroles de lecteursFlambée de l'énergie : penser pâturage plutôt que maïs, même ensilé en épi ?

« Faut-il donner une valeur au maïs en fonction du coût de production ou du marché ? », s'interroge Vincent Delargillière. (©Elvup // Création Terre-net Média)
« Faut-il donner une valeur au maïs en fonction du coût de production ou du marché ? », s'interroge Vincent Delargillière. (©Elvup // Création Terre-net Média)

L'ensilage de maïs épi pour faire face à l'envolée des prix de l'énergie ? Plusieurs lecteurs de Web-agri ont déjà adopté cette pratique et mettent en avant le peu de pertes. Certains en revanche craignent un surcroît de travail. D'autres préconisent de semer moins de maïs et de faire pâturer les vaches à la place.

« Vu le prix de l'énergie, faut vendre son maïs, conseille Vincent Delargillière. Aucun intérêt à le distribuer aux vaches. » « Quelle valeur donner à son maïs ? Une valeur en fonction du coût de production ou du marché ?, se demande-t-il. Quand je vois que ce maïs grain broyé et inerté en boudin est repris à la fourche Peugeot... Franchement, faut pas se casser le c... et le vendre. Les conseillers, qui préconisent ce genre de truc, devraient se taper une saison de boudins à reprendre à la pelle. »

« Ils ne tiendraient pas une saison », lui confirme Olivier Blondin.

« Je pense aussi... », réplique Vincent Delargillière.

Boudin ou silo ?

« Je ne sais pas si vous avez déjà ensilé du maïs épi, mais j'ai lu l'article, ils ne parlent jamais de boudin mais de silo », fait remarquer Sté Phane.

« J'ai aussi lu l'article, rétorque Vincent Delargillière. Le maïs grain inerté est souvent stocké en boudin ou en silo, et je vois souvent une pelle à bras à côté. Bref, en cas de reprise manuelle, c'est de l'esclavage. »

En reprise manuelle, c'est l'esclavage.

« Ça parle de silo et de vitesse d'avancement, pas de reprise manuelle donc », maintient Sté Phane.

« On l'a fait avec un silo de 4,50 m et une reprise au godet, raconte Nicolas Heurbize. Et jamais besoin de pelleter pour remplir un godet, il y a des solutions simples et efficaces. Au passage : 0 perte. »

Zéro perte

« Avec du maïs humide en boudin, on remplit un bac tous les jours, témoigne J-y Puit. Ça prend 10 min, c'est pas compliqué et c’est un bon complément avec du méteil ou un fourrage riche en azote. »

En 3 ans, pas 1 t de MS perdue !

« Un silo de 4 m de large, c’est très bien pour du maïs épi et en plus, il y a très peu de perte, juge Léo Daniel. Le boudin coûte trop cher et y a trop de temps à passer autour. »

Jeje a aussi opté pour du maïs épi. « Depuis trois ans, je n'ai pas perdu une tonne de matière sèche », nous dit-il, avant de préciser : « J'ai un silo d'1 à 2 m de haut maxi pour 50 vaches. »

« Pensez au pâturage ! »

steph72 rejoint le premier commentaire de @Vincent Delargillière : « À mon avis, le coût de récolte du maïs est trop élevé avec les tarifs actuels du GNR. Les techniciens devraient plutôt inciter les éleveurs à changer de modèle car les rations maïs/colza/ensilage d'herbe vont coûter trop cher. Seuls les systèmes pâturants, autonomes et peu consommateurs de carburants vont s'en sortir. »

Moty est d'accord également : « Face à l'augmentation des prix de l'énergie, pensez au pâturage ! » « Je rumine donc je "panse" ! », appuie-t-il.

Massol suggère, lui aussi, de « semer moins de maïs et d’envoyer les vaches pâturer en saison ». Une pratique qui « consomme beaucoup moins de fuel ». « Le maïs n’a d’intérêt qu'en correcteur énergétique », estime-t-il.

Et semez moins de maïs...

Et Marsoin Scarabée de conclure : « Les vaches, ça mange de l'herbe, un point c'est tout ! »

« (...) Il faut surtout regarder encore plus que jamais la marge au litre de lait ! Le reste ne sert à rien, sauf à entretenir le para-agricole », ajoute Forza Italia.

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