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Paroles de lecteurs« Des contraintes en plus en bio : OK, si c'est rentable ! »

 « Il vaut mieux favoriser une agriculture bio stricte pour avoir moins de volume et augmenter les prix », juge Anthony Vsr. (©Terre-net Média)
« Il vaut mieux favoriser une agriculture bio stricte pour avoir moins de volume et augmenter les prix », juge Anthony Vsr. (©Terre-net Média)

Le nouveau cahier des charges pour l'élevage bio à partir de 2022 ne fait pas l'unanimité parmi les lecteurs de Web-agri. Si certains estiment qu'il pourrait assainir la filière, en réduisant les volumes au profit des prix, d'autres y voient encore des règles supplémentaires, sans bénéfice assuré en termes de rémunération.

« Ça va permettre de "nettoyer" la filière du lait bio », lance un brin provocateur Pierrot PG.

« Il y a d'autres solutions pour "nettoyer" le secteur il me semble... », rétorque David Durand.

Gil Chavallier, répondant à @Pierrot PG : « Pas du tout puisque ça n'enlève aucune contraintes absurdes et en rajoute même ! »

« La bonne blague ! », s'exclame Damone Pierre.

« Un cahier des charges bio ++ »

« Je n'ai pas lu l'article, c'est quoi les contraintes en plus ? », demande Anthony Vsr.

Gil Chavallier répond : « (...) Compter les soins aux plantes dans les trois traitements allopathiques, administrer des antiparasitaires sans limite, obliger à sortir dehors les veaux de boucherie au moins un mois, concentrer la finition des vaches l'hiver, etc. (À l'attention de la rédaction, NDLR) Merci pour ces infos, ça évitera à bien des agris de se convertir en bio, vu les règles de plus en plus aberrantes ! »

Em... les agris, plutôt que d'assurer de bons produits !

Denis Bruand n'est pas d'accord avec @Gil Chavallier : « Depuis le temps qu'on se plaint de trop de laxisme !! Vivement ce nouveau cahier des charges bio ++ !! »

Pas plus que Gil Chavallier avec @Denis Bruand : « Pour la finition des vaches au pâturage l'été, c'est bien, mais comme elle pourra se faire à l'intérieur le reste de l'année... (...) Et vu les absurdités rajoutées pour les veaux de boucheries de 6 mois + 1 jour... Ou alors, il faudrait que ce soit signalé au consommateur ! »

Il poursuit : « (...) On en viendrait à se demander si le but du label bio n'est pas d'em... ses adhérents plutôt que d'assurer de bons produits aux clients. »

« Des obligations en plus, des prix en baisse »

 « Vu les prix, le règlement devrait s'assouplir, non ? », suggère Frédéric Legendre.

« Alléger la réglementation bio ?, renchérit Anthony Vsr. Si c'est ça, je dirais surtout pas ! Il vaut mieux favoriser une agriculture bio stricte pour avoir moins de volume et augmenter les prix. Le volume est malheureusement l'ennemi du bon prix, et du bon revenu pour les éleveurs aussi du coup. »

« Oui mais là, on nous ajoute des obligations et nous baisse le prix du bio, ce n'est plus cohérent ! OK pour des contraintes, mais seulement si c'est rentable !! », estime Frédéric Legendre.

On incite à se lancer dans le bio, et après les producteurs
sont payés en conventionnel !

« C'est clair ! On incite à se lancer dans le bio et après, les producteurs sont payés en conventionnel !!, déplore Bernard Tischmacher. Il y a quelque chose que je ne comprends pas : le lait spot est à presque 500 € alors je pense que le surplus va en spot donc le lait en trop devrait être payé à ce prix. » 

Outre « la baisse des prix du bio », Thierry Ailloud-Perraud cite aussi : « l'arrêt des aides au maintien de la production biologique et la reprise en main par l'industrie agroalimentaire d'une agriculture qui commençait à prendre de l'autonomie... »

« C'était évident que ça finirait comme ça avec une population éduquée à bouffer chez MacDo ! », conclut Fabien Bluteau.

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