Vous prévoyez d'entamer une conversion bio pour 2022 ? Saviez-vous que la réglementation qui l'encadre évolue ? La chambre d'agriculture de Nouvelle-Aquitaine évoque les changements pour l'année à venir.
« Les aliments proviennent principalement de l’exploitation dans laquelle les animaux sont détenus ou, si cela n’est pas possible, d’exploitations bio ou en conversion de la même région (contrats de coopération) », citent les experts de la Chambre d'agriculture, avec un objectif de 70 % de l'alimentation produite sur l'exploitation d'ici 2024. L'incorporation d'aliments non bio est également limitée à 25 % durant la période de conversion (contre 30 % avant).
« Les animaux non sevrés sont nourris de préférence au lait maternel pendant une période minimale. » Elle est fixée à 90 jours en bovins et l’utilisation d’aliments d’allaitement de remplacement contenant des composants chimiques de synthèse ou des composants d’origine végétale est interdite pendant cette période.
Santé : naturel et prévention
La réglementation appelle à « favoriser les méthodes de reproduction naturelles » mais autorise l'insémination artificielle. En revanche, le transfert d'embryon est interdit et « la pratique systématique du regroupement de chaleurs par traitement hormonal est interdite ».
Comme avant, le recours aux traitements allopathiques est limité au curatif uniquement, avec des délais d'attente doublés et fixés à minimum 48h. Les vaccins sont autorisés et non comptabilisés dans les traitements allopathiques.
Illimités MAIS la pathologie doit être avérée : analyse (coprologique ou de sang) positive
Cycle de vie < 1 an
Maximum 1 traitement
L'introduction dans l'élevage d'animaux non bio est soumise à des conditions :
- Pour un cheptel constitué pour la première fois : bovins de moins de 6 mois
- Introduction de mâles ou femelles (nullipares) pour le renouvellement : max 10 % du cheptel adulte (jusque 40 % si extension importante de l'élevage, changement de race ou nouvelle spécialisation).
- Pour les cheptels < 10 bovins : maximum 1 animal/an
Objectif plein air
Pour le logement, l'accent est mis sur l'accès au plein air, soit l'accès au pâturage dès que les conditions le permettent. Et si auparavant, il était autorisé de maintenir à l'intérieur des bovins adultes en phase finale d'engraissement, ce n'est plus possible durant la période de pâturage dans le nouveau règlement.
Pour les veaux, ils doivent avoir accès à un espace extérieur au plus tard à 6 semaines, et au pâturage au plus tard à 6 mois (et durant minimum 30 jours s'ils sont abattus entre 6 et 8 mois). Quant à l'écornage, il est soumis à dérogations gérées par l'organisme certificateur.
Concernant les animaux à l'attache, l'octroi de la dérogation se fait sous une nouvelle condition :
- élevage de 50 animaux maximum (en décomptant les jeunes) ;
- si accès au pâturage durant la saison de pacage ;
- si pas de pâturage possible, obligation d'accès au moins 2 fois/semaine à des espaces de plein air.
Votre email professionnel est utilisé par les sociétés du groupe NGPA pour vous adresser ses newsletters
et les communications de ses partenaires commerciaux. Vous pouvez vous opposer à cette communication pour nos partenaires en cliquant ici.
Consultez notre politique de confidentialité
pour en savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits.
Notre service client est à votre disposition par mail : serviceclients@ngpa.fr.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026