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Paroles de lecteursEt vous, êtes-vous plutôt IA ou taureau ?

 « Ce sont l'insémination artificielle, le testage, la transplantation embryonnaire et maintenant le <a href="https://www.web-agri.fr/genetique/article/179005/faut-il-genotyper-ses-genisses-allaitantes" title="Le génotypage, un investissement rentable selon Antoine Charrier, éleveur" target="_self"><strong>génotypage</strong></a> qui font faire des progrès fantastiques à toute la filière !! », fait remarquer Vi
« Ce sont l'insémination artificielle, le testage, la transplantation embryonnaire et maintenant le génotypage qui font faire des progrès fantastiques à toute la filière !! », fait remarquer Vi

Les lecteurs de Web-agri semblent partagés sur cette question et ne sont pas à court d'arguments pour défendre leur point de vue : taux de réussite, sécurité de l'éleveur, amélioration du troupeau, coût... Et si, comme souvent, la bonne solution était celle qui convient le mieux à chaque exploitation, producteur voire animal ?

 

« Au prix de la viande, les éleveurs ont-ils les moyens d'investir dans l'insémination artificielle ?, s'interroge Steph 72. En plus, elle ne prend pas toujours, il faut quand même un taureau de rattrapage. »

Frédéric Gustin confirme : « Rien de tel que le taux de saillie en bovin allaitant, pas besoin d'inséminer les vaches six fois pour qu'elles soient pleines ! »

Ludovic Marty nuance : « L'année dernière, sur 37 femelles inséminées, seules 3 l'ont été en 2 fois. Et avec un TE (taux de transplantation embryonnaire) de 100 % en première pose ! Une donneuse a même fourni jusqu'à 9 embryons ! Mais il faut que l'éleveur prépare bien sa vache et appelle l'inséminateur au bon moment sinon le pourcentage de réussite descend... »

Au prix de la viande...

Le taureau, « plus économique et efficace »

Roland rejoint @Steph72 et @Frédéric Gustin : « La monte naturelle est plus économique. Le coût du taureau ne prend généralement pas en compte sa valeur de revente. Par ailleurs, le taux de fécondation en IA bovine n'est pas en moyenne de 85 % pour les génisses et 90 % pour les vaches. Sur le volet génétique, toutes races allaitantes confondues, il y a peu d'accouplements au cas par cas dans les troupeaux de grande qualité. Les producteurs choisissent plutôt le géniteur (taureau) qui donne le plus satisfaction. »

Pas besoin de recommencer 6 fois pour que les vaches soient pleines !

Popeye, lui non plus, ne semble pas convaincu par l'insémination, même en bovins lait. « Elle est victime du manque de diversité génétique. Or la consanguinité est vectrice de tares, estime-t-il. Tout ca parce qu'on va toujours chercher des veaux dans les mêmes fermes. Avec la génomie, on aurait pu diversifier les origines en allant tester des veaux aux ascendances particulières... Et je ne parle pas des résultats de fécondité entre inséminateur ou taureau : le taureau est beaucoup plus disponible et efficace... »

L'IA, « moins risquée » niveau sécurité et performances

Pour Loïc Berteaux au contraire, l'IA apporte « une tranquillité ». Il faut « juste un taureau de rattrapage six semaines après et voilà ! » « Avec moins de risques » et des performances à la clé pour progresser. 

Karl Laëtitia Michel partage son opinion : « Ma vie vaut plus cher que le prix d'un taureau ! Au moins l'inséminateur ne boxe pas !! »

Ma vie vaut plus cher que le prix d'un taureau ! 

Lolo Renren est d'accord : « Y a pas photo ! Avec l'insémination, les qualités maternelles des vaches sont mises en avant : lait, vêlage, fertilité, etc. »

Des qualités maternelles assurées.

PF Jubert rétorque du tac au tac : « Même chose en monte naturelle ! »

« Je n'ai jamais connu de taureau chez les parents, seulement quelques taurillons pour la vente de reproducteurs à 14/15 mois maxi », se souvient Vincent KozaKarl.

« Du bon dans les deux »

Christophe Leclet répond : « Oui, mais tu es laitier. En vaches allaitantes, c'est près de 90 % de monte naturelle. Moi, j'utilise les deux. »

« Les taureaux allaitants sont plus dociles », insiste Karl Laëtitia Michel.

« Surtout les Charolais », juge Christophe Leclet.

Laurent Vignol témoigne : « On travaille avec des taureaux d'IA, des mâles achetés en groupe pour l'insémination également et aussi des taureaux de monte naturelle, d'achat ou nés chez nous. Il y a du bon partout... »

Ludovic Marty rejoint @Loïc Berteaux et @Karl Laëtitia Michel notamment : « Taux de réussite de l'IA : 80 %. Et 20 % pour la transplantation embryonnaire. Une valeur sûre pour avoir un bon troupeau avec une bonne variabilité génétique, sans faire appel au vétérinaire tous les jours et disposant de toutes les qualités maternelles. »

Vincent Koza approuve : « Ce sont d'ailleurs l'insémination artificielle, le testage, la transplantation embryonnaire et maintenant le génotypage qui font faire des progrès fantastiques à toute la filière !! »

« Constituer rapidement un bon cheptel »

« J’en connais qui font confiance à l’inséminateur pour les accouplements. Résultat : sur 50 vêlages, 20 pères différents ! Pour fixer des caractères c’est génial !! », remet en cause Jb Vltn.

« C'est plutôt l'inverse !, lance Thierry Preaud. Quand il y a beaucoup de taureaux, c'est souvent parce que l'éleveur est pas sûr de lui et cherche à faire de "l'épicerie". Les inséminateurs ont plutôt tendance à préconiser moins de taureaux. Avec 100 % d'IA chez moi pour 150 inséminations, on ne met pas 60 taureaux ! L'insémination et le génotypage sont sûrement prenants en temps, mais permettent de constituer rapidement un très bon cheptel, en allaitant je précise. »

Jb Vltn maintient que « c'est tout à fait atteignable en monte naturelle. » « Il suffit de savoir se fixer ces objectifs et de savoir choisir les taureaux en conséquence. »

Atteignable en monte naturelle aussi ! Suffit de choisir les bons mâles !!

Thierry Preaud reste dubitatif : « Peut-être, mais c'est moins facile à faire. En cas d'erreur, ce sont trois ou quatre générations de femelles que tu traînes. Mais tu as raison, tout est possible. Pour ma part, je préfère avoir quelques vaches de plus et boire le café avec l'inséminateur, ça me passe un moment le matin. »

Stéphane Berger rentre dans la technique : « On peut parler pour tous les index de fameux écarts types génétiques, que se soit en génomique ou Iboval : + ou - 12 pour l'index moyen 100 avec un coefficient de détermination de 0,5, ce qui signifie qu'un animal à 94 ou 106 d'index synthétique peut avoir exactement la même valeur génétique !! À méditer, on fait dire ce que l'on veut à des chiffres !!! »

« Chaque cheptel, éleveur, vache est différent »

Thierry Preaud « médite » mais ne change pas de position : « Pour moi, les index génomiques sont très fiables. Tout mon cheptel est génotypé, sauf 25 vaches, les plus vieilles. »

Stéphane Berger explique : « Je ne remets pas en cause un système ou un autre, mais il y a une part d'erreur dans un sens ou l'autre. » Il prend des exemples : « Blason, il y a 30 ans, a été un reproducteur reconnu et a intégré au programme de sélection par accident : réserve de réserve !! LibanPP, indexation génomique ifnais 118, après des naissances réelles en 91 (dans ce cas précis, ça ne fait que 2 ans), a été à l'inverse des "grands raceurs" évalués dans un seul troupeau, diffusé et les index fondent comme neige au soleil ! »

Thierry Preaud en convient : @Stéphane Berger a « tout à fait raison pour Liban ». Mais sur le nombre de taureaux mis au catalogue, « c'est presque l'un des seuls ». « Donc l'erreur existe, poursuit-il. Mais ça fait un faible pourcentage sur l'effectif de taureaux au catalogue. Apres j'essaie de faire mon petit bonhomme de chemin, avec un cheptel de départ vraiment basique. Aujourd'hui, l'IA et la génomique m'ont permis certaines choses, que je n'aurais sûrement pas faites autrement. » « Chaque cheptel est différent, mais surtout chaque éleveur », conclut-il.

Et chaque vache selon Ludovic Marty : « Chacune a une morphologie et des aptitudes différentes. » Il persiste : « Donc un taureau différent s'impose justement ! »

Journaliste installation/transmission des exploitations

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