Pour ces éleveurs normands, la réforme d’une vache ne se joue pas à la prise à l’insémination, on raisonne plutôt à la carrière de l’animal.
Dans une vidéo publiée par l’Institut de l’Elevage (Idele), les associés de l’EARL Bertot, un élevage laitier dans l’Eure (27), expliquent leur stratégie de gestion du troupeau. Ce système économe, où la ration estivale se compose essentiellement d’herbe pâturée, favorise la longévité du troupeau.
Une lactation longue plutôt que la réforme
D’après Thierry Bertot, l’un des associés de l’EARL Bertot, « notre objectif c’est que tant qu’une vache produit du lait, de qualité, tout en restant féconde, elle reste dans le troupeau ». Dans cet élevage, on a tendance à privilégier une lactation longue plutôt que la réforme, pour les vaches qui ont des problèmes de fécondité. « On raisonne plus sur la carrière de l’animal, son lait par jour de vie », explique l’éleveur.
« Tout le troupeau est génotypé »
La génétique du troupeau est suivie de près, « tout le troupeau est génotypé », annonce Félix Bertot. Une partie des vaches et génisses est inséminée avec des semences sexées, pour viser 20 à 25 génisses de renouvellement, le reste du troupeau est inséminé en Blanc-Bleu-Belge. « Avec la vente des croisés, on paie largement le génotypage et les semences sexées », assure-t-il.
Aussi, le gabarit des animaux n’est pas laissé au hasard. « On fait attention à la génétique, de manière à avoir des gabarits d’animaux qui s’adaptent aux logettes et à notre salle de traite, des petites vaches avec beaucoup de caisse », explique Félix.
Pâturage, gage de bien-être et donc de longévité ?
À l’EARL Bertot, on prête une attention particulière au potentiel génétique des vaches déjà présentes dans le troupeau, « qui en plus ont déjà prouvé par leur carrière leur potentiel de production ». Les critères de réforme y sont majoritairement les pattes et les cellules.
Avec ce système économe, les éleveurs en sont persuadés, « le pâturage doit avoir un impact sur la qualité sanitaire des vaches, et leur bien-être. Peut-être qu’on a un potentiel génétique élevé par rapport au lait qu’on fait, on pourrait plus les pousser mais ce n’est pas notre stratégie, et cela à un impact sur la longévité ».
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