Les opérateurs du marché Spot suivent avec attention l’évolution du prix du lait payé aux producteurs. Une baisse découragerait les éleveurs de continuer sur leur lancée.
Il est difficile d’établir un prix Spot, tant les prix varient d’un jour et d’une destination à l’autre. Pour la semaine 44, ils s’étalent de 280 € à 350 €/1 000 l, voire à 380 €. On est très loin des 680 € de l’an passé à la même période. La courbe de collecte n’a jamais été aussi haute les années passées à la même époque. Le prix du lait élevé croisé avec un coût des intrants en baisse incite les éleveurs français, mais aussi européens, à stimuler la lactation de leurs vaches par un peu plus de concentrés. L’automne doux et pluvieux et la pousse de l’herbe qui va avec, accentuent le phénomène.
Ce surcroît de collecte se heurte à une consommation en berne, partout en Europe. Face au contexte géopolitique incertain, en Europe (Ukraine) et à l’international, les ménages rognent sur leurs dépenses et augmentent leur taux d’épargne. Le poste « alimentation », y compris les sorties au restaurant, est la première victime de cet arbitrage.
Dans ce contexte, il est compliqué de trouver des acheteurs sur le marché Spot. Les opérateurs absorbent mal la totalité de l’afflux de lait sur le marché Spot. Il peut être localement amplifié par du lait bio déclassé, par la filière Comté qui a atteint son quota de production et bien sûr par la dermatose nodulaire contagieuse. Les contrats sont établis pour le lait hors zone DNC. « Nous passons beaucoup de temps en ce moment à expliquer à nos clients en quoi consiste cette maladie et pourquoi elle ne présente pas de risque pour la santé humaine », confiait un industriel français interrogé sur les conséquences de la DNC sur sa propre activité commerciale.
Les fromagers sauvent la mise
Les fromagers sont heureusement à l’achat pour les fabrications de Noël. On verra si les consommateurs répondent présents durant les fêtes de fin d’année, d’autant plus que Noël est cette année un jeudi. Les rassemblements familiaux en seront un peu perturbés. L’Espagne et la Pologne font figure également de sauveuses. Le pays de l’Est achète du lait écrémé pour ses fabrications de poudre.
Les négociants suivent de près l’évolution du prix du lait payé aux producteurs européens. Sa baisse permettrait de réguler les excédents car les éleveurs seront moins encouragés à produire. C’est leur analyse.
Votre email professionnel est utilisé par les sociétés du groupe NGPA pour vous adresser ses newsletters
et les communications de ses partenaires commerciaux. Vous pouvez vous opposer à cette communication pour nos partenaires en cliquant ici.
Consultez notre politique de confidentialité
pour en savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits.
Notre service client est à votre disposition par mail : serviceclients@ngpa.fr.
Banette, la Prim’Holstein qui a produit 184 909 litres de lait en 14 lactations
« On ne peut pas garantir que la viande importée du Mercosur soit sans hormones »
Des Aubracs qui font des kilomètres pour pâturer et entretenir le territoire
Jules et Apolline, installés hors cadre familial : « Sans Terre de liens, ça n’aurait pas été possible »
Le fermier prioritaire sur la Safer en cas de vente
Le gouvernement annonce des mesures agricoles face à la crise de l’énergie
La guerre au Moyen-Orient tend les prix des engrais azotés en Europe
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
Prix des engrais : la tendance « clairement orientée à la hausse »
Guerre en Iran : hausse du gaz, du pétrole et des engrais, quels impacts pour l’agriculture ?