Face aux problématiques de décapitalisation du cheptel, de progression des charges, et du poids grandissant des contraintes climatiques, le FNB demande un plan de développement cohérent de la filière bovine en France.
Des conditions économiques difficiles
« On constate une hausse de nos charges, qui étaient déjà en forte progression. Les coûts de production atteignent 4,10 € dans les broutards, près de 6 € dans les jeunes bovins, et dépassent les 6 € dans les vaches, et restent plus élevés que les prix du marché », précise Patrick Bénézit, président de la FNB.
En parallèle de cette tendance, la fédération souligne la persistance du phénomène de décapitalisation. Selon les données de la FNB, il y aurait en moyenne lissé sur un an, une perte d’environ 100 000 vaches laitières et 110 000 vaches allaitantes, en plus d’une diminution du nombre des naissances évaluée à 150 000 têtes, en 2022.
Dans ce contexte, Patrick Bénézit rapporte également une diminution du nombre des abattages, en baisse de 4,3 % sur les gros bovins, en dépit d’une consommation qui se maintient, avec une légère hausse en 2022 et une consommation globale par bilan quasiment stable pour les 6 premiers mois de 2023 (- 0,5 %). Cette dynamique coïncide avec une augmentation de la part des importations dans le total de la viande consommée qui approche les 30 %en 2022.
Les perspectives de la filière
« Compte tenu de cette chute de production qui se poursuit et des indicateurs de production à la hausse qui ne faiblissent pas, notre priorité reste la contractualisation au coût de production interprofessionnel, c’est la seule manière de pouvoir donner des perspectives aux producteurs », martèle le président de la FNB.
Selon lui, il est nécessaire que la loi issue des Etats généraux de l’alimentation (EGA) soit respectée. À ce titre, les déclarations du ministre de l’économie, Bruno Le Maire suscitent de vives inquiétudes au sein de la fédération, notamment « avec un discours en France sur l’inflation qui serait uniquement basé sur l’alimentation », alors que l’objectif pour le secteur reste de couvrir les coûts de production.
« Nous avons besoin que la puissance publique reconnaisse le modèle de l’élevage français avec toutes ses aménités positives. Les bienfaits de l’élevage tels que la captation de carbone, l’effet albédo des prairies, la biodiversité ou encore la structuration agronomique des sols n’ont pas été assez évoqués, tout comme la culture de notre ruralité », déplore le président du syndicat.
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