Alors que les cours du broutard sont en repli depuis l’arrivée de la dermatose nodulaire contagieuse en Savoie et Haute-Savoie, la Fédération nationale bovine tient à rappeler que la disponibilité en bovins maigre reste faible dans un contexte de décapitalisation. « Le hold-up doit échouer », lance le syndicat dans un communiqué de presse daté du 11 juillet.
En d’autres termes, la FNB reproche aux négociants d’utiliser la DNC pour faire baisser les prix. « Non, les marchés d’exports ne sont pas fragilisés : l’Europe demeure notre premier débouché et la demande y reste forte. C’est le cas notamment en Italie, où les engraisseurs recherchent toujours des animaux maigres, tout comme en Espagne », estime le syndicat, qui en profite pour rappeler les données de contexte. « La pénurie est là, et force est de constater que, malgré les volontés des opérateurs de la contenir, la hausse des prix aux producteurs a fini par s’exercer. Elle ne doit pas se stopper. »
Des baisses de prix très hétérogènes
Sur les marchés, l’heure est à l’hétérogénéité des prix. A Châteaubriant, premier marché français pour la vente de broutard, le cours du Charolais lourd U avoisinait mercredi les 5,70 €/kg, soit une baisse de 10 centimes par rapport à son plus haut niveau. Mais les places de commerce du Centre de la France sont plus touchées. Aux Hérolles, troisième place de marché pour les broutards, le cours a perdu 90 centimes en deux semaines, pour retomber à 5,23 €/kg sur les broutards limousins U de 400-450 kg.
« De nombreux opérateurs se sont mis en pause pour appréhender les conséquences de cette maladie sur le secteur maigre. Tout n’est pas bloqué, mais le report des mises en place vers les autres régions se concrétise par une pression sur les prix », note notre analyse Laurent Chupin dans sa chronique hebdomadaire.
La FFCB rappelle le poids de la menace sanitaire
Dans un communiqué de presse, la FFCB justifie ces baisses des prix. « L’arrivée de la dermatose nodulaire contagieuse n’impacte à ce jour, il est vrai que peu d’acteurs français. Toutefois, elle déstabilise nécessairement le marché export qui tirait les prix », explique le président du syndicat. « En Italie, ce sont pas moins de 900 000 bovins qui sont en situation de blocage : même si le pays demeure ouvert, un fort ralentissement en découle ». Sans parler du Maroc, qui a stoppé ses importations en provenance de France.
« Cette situation, que nous espérons provisoire, a un effet mécanique de baisse des prix constaté le temps que les opérateurs et le marché se réorganisent », tempère la fédération des commerçants de bestiaux. Et pour cause, la maladie classée catégorie A, c’est-à-dire entraînant l’abattage de l’intégralité du cheptel en cas de constatation de cas, fait peur aux opérateurs et est très contraignante dans sa gestion. À titre de comparaison, bien qu’incommodantes, la FCO ou la MHE n’entraînaient pas ce genre de conséquences sur les exploitations.
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