Connaissez-vous la consommation de fuel de votre élevage ? Des leviers existent-ils pour la réduire ? D'après les chiffres du réseau Inosys, il faut regarder du côté de l'assolement, des équipements sous le bâtiment et du niveau d'intensification de l'élevage.
Quand on parle consommation d'énergie en élevage laitier, on pense surtout à l'électricité avec l'installation de traite. Or, le carburant est également un poste important. Dans un souci d'économie de charges et de réduction de l'impact carbone, c'est une ligne à regarder dans le bilan (surtout depuis l'augmentation du prix !).
Les surfaces fourragères consommatrices de GNR
À l'occasion d'un webinaire fin juin 2024, les réseaux d'élevage Inosys dressaient un état des lieux des consommations d'énergie en élevage. Sur la partie GNR, ils commentent : « La recherche d'intensification (plus de litres/ha de surface fourragère) entraîne des niveaux de puissance et une consommation de fuel supérieures. En revanche, la productivité par vache laitière permet une dilution aux 1000 litres. » Focus en Franche-Comté (enquête sur 50 fermes en 2022) :

Selon leurs estimations, dans les fermes, les consommations de GNR liées à l'élevage correspondent pour un tiers aux travaux réalisés sous le bâtiment. Le reste est dû aux cultures (dont la paille, le transport d'eau, etc.). « La culture des surfaces fourragères utilise un peu plus de 50 % du carburant total consommé par l'élevage laitier. » D'ailleurs sur les exploitations de Franche-Comté prises en exemple plus haut, la consommation par hectare augmente de 80 % dans les exploitations de plaine par rapport à l'AOP.

« Les consommation sont relativement proches en plaine quel que soit le poids des cultures », commentent les membres du réseau Inosys.
Les équipements dans l'élevage
Si les cultures pèsent le plus sur la facture, les équipements d'élevage ont également leur part de responsabilité. « Les plus consommateurs de GNR mécanisent un peu plus le raclage et l'alimentation. En revanche, il n'y a pas d'impact observé du mode de paillage. » Et forcément, la note diminue avec le pâturage !


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