À la suite de l’installation d’un robot de traite, Gaétan Coué, éleveur en Maine-et-Loire, a investi dans une éolienne avec l’objectif de produire de l’électricité jour et nuit. Il partage son expérience après dix-huit mois de fonctionnement de ce système d’autoproduction.
Le robot de traite de l’EARL de la Ligne, en Maine-et-Loire, a été mis en service en février 2022, au moment même où la Russie a envahi l’Ukraine. Sous le double effet de la hausse de la consommation et de la flambée des prix, Gaétan Coué a vu sa facture d’électricité sensiblement augmenter. « Ma consommation quotidienne s’élève en moyenne à 140 kilowattheures, soit un total d’environ 50 000 kWh sur l’année, estime-t-il. Les principaux postes sont le robot, le tank à lait équipé d’un pré-refroidisseur, ainsi que mon habitation. » L’éleveur réfléchit alors à une solution d’autoproduction et pense à l’éolienne, car l’exploitation est située sur un point haut du paysage et non loin du couloir de la Loire. « L’option me séduisait car une éolienne peut fonctionner jour et nuit contrairement aux panneaux solaires. Mais je me suis lancé sans idée précise du retour sur investissement. »
« J’espérais être plus autonome »
Gaétan Coué fait appel à la société Diwatt. Il investit 150 000 € sur douze ans dans une éolienne d’une puissance de 25 kW, haute de 18 mètres avec des pales de 8 mètres de long. Il obtient un permis de construire sans réelle opposition des riverains. « J’ai juste décalé l’implantation quelques mètres plus bas à la demande d’un voisin. » Pour limiter les frais, l’éleveur coule lui-même le bloc de béton support de 20 m3 sur une profondeur d’1,40 mètre, à l’aide du plan de ferraillage et de la banche de coffrage fournis par Diwatt.
L’éolienne est mise en service en mai 2024 et, depuis, Gaétan Coué suit sa production en temps réel sur une application. « En un peu moins de dix-huit mois, elle a produit 25 000 kWh, relève-t-il. Cela couvre environ un tiers de ma consommation. J’espérais être plus autonome, mais mes factures ont quand même beaucoup diminué. » Sur le dernier exercice annuel clôt le 31 mars 2025, les charges en électricité étaient de 9 882 € HT. Les économies réalisées ne compensent pas les annuités liées à l’installation de l’éolienne, qui ne deviendra vraiment rentable que dans une dizaine d’années. D’ici là, Gaétan Coué prévoit de se renseigner sur le coût de l’installation, en complément, de panneaux solaires sur une toiture de 250 m2 exposée plein sud.
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