Une décision qui fait réagir. Suite à la publication, le 5 décembre dernier, de l’arrêt de la cour d’appel de Caen dans l’affaire Sunlait / Savencia, France OP Lait a publié un communiqué de presse le 14 décembre. Sans préjuger du fond, il dit s’inquiéter « des conséquences destructrices pour les organisations de producteurs et […] pour les producteurs de lait ».
Le syndicat des organisations de producteurs de lait représente un tiers de OP de la filière lait, soit environ 6 000 exploitations et près de trois milliards de litres de lait par an. Pour lui, cet arrêt montre que « les lois Egalim […] ne sont pas suffisantes pour protéger le pouvoir de négociation collective des producteurs ». Il déplore le fait que les différentes lois ne soient pas appliquées « en l’absence de contrôles et de sanctions » et ajoute que « l’Etat fait la part belle aux industriels qui […] ne sont pas en situation de dépendance économique à l’égard de leurs fournisseurs ».
France OP Lait dénonce également des « tentatives de contournements des organisations de producteurs » qui laissent leurs adhérents dans « une relation individuelle placée sous le signe de l’unilatéralisme et de la dépendance ». Ce qui est, pour Loïc Adam qui préside le syndicat, « le pire scénario ».
Pour finir, France OP Lait « apporte son soutien plein et entier aux organisations de producteurs concernées par des dénonciations de contrats-cadres » et conclut que « des solutions contractuelles collectives doivent être trouvées en urgence. »
Banette, la Prim’Holstein qui a produit 184 909 litres de lait en 14 lactations
« On ne peut pas garantir que la viande importée du Mercosur soit sans hormones »
Des Aubracs qui font des kilomètres pour pâturer et entretenir le territoire
Jules et Apolline, installés hors cadre familial : « Sans Terre de liens, ça n’aurait pas été possible »
Sabine et Cédric Lecointe ont investi 200 000 € dans le robot de traite GEA DairyRobot R9500
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
La guerre au Moyen-Orient tend les prix des engrais azotés en Europe
Prix des engrais : la tendance « clairement orientée à la hausse »
Guerre en Iran : hausse du gaz, du pétrole et des engrais, quels impacts pour l’agriculture ?
Chez Sébastien Renier, « avoir assez de fourrage pour 155 vêlages, c'est un vrai stress »