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Elle fait beaucoup parler en élevage depuis son annonce : la contractualisation entre les éleveurs et leur premier acheteur n'est pas du goût de tous. Dominique Truffaut, président de la FFCB salue l'initiative : « La fédération des commerçants en bestiaux et les négociants en général sont pour la loi Égalim. Et sur le fond, elle vise à préserver le revenu des agriculteurs. » Il regrette en revanche l'absence de consultation de la FFCB.
Inciter plutôt qu'obliger
« C'est le côté obligatoire qui gêne beaucoup, on est contre », affirme-t-il. « La contractualisation sur toutes les catégories et tous les volumes, ce n'est pas possible. » Selon le président de la FFCB, rédiger un contrat avec chacun des éleveurs n'est pas réalisable.
« On aurait préféré une contractualisation volontaire, avec incitation. Car elle est intéressante sur des gros volumes, pour orienter les productions. Mais comment voulez-vous que les acheteurs s'engagent avec des éleveurs qui leur fournissent 10 à 15 bêtes par an ? »
Qui garantit les prix aux acheteurs ensuite ?
Validée telle quelle, la loi promet également des sanctions aux négociants qui ne signeront pas de contrats. Mais de leur côté, les acheteurs n'ont aucune garantie : le maillon suivant de la chaine n'a aucune obligation envers le négociant. « Tout repose sur le premier acheteur », souligne Dominique Truffaut qui en appelle à la FNB et au ministère : « Nous avons besoin d'être entendus. »
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