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La baisse de la production laitière et l’écoulement de la quasi-intégralité du stock européen de poudre de lait constituent des « signaux de marché plutôt positifs » pour le prix du lait des mois à venir. Mais le Brexit et les conditions incertaines de sortie du Royaume-Uni de l’UE constituent une menace pour l’équilibre du marché laitier français et européen.
[Vidéo] L'analyse de la conjoncture laitière pour ce début d'année 2019, par Benoît Rouyer, économiste au Cniel
L’année 2019 a démarré avec des signaux « plutôt positifs » sur le marché laitier français et européen. « Le marché des produits laitiers industriels s’est considérablement assaini au cours des derniers mois. Les excédents de poudre de lait écrémé au sein de l’Union Européenne ont quasiment disparu », explique Benoît Rouyer, économiste au Cniel, dans sa note mensuelle de conjoncture laitière. « 99 % du total des stocks achetés et gérés par la Commission ont maintenant été vendus », s'est félicité l'exécutif européen dans un communiqué le 25 janvier.
À ce premier signal positif s’ajoute le constat d’une baisse de la production européenne ces six derniers mois. « En France, cette tendance baissière de la production laitière est particulièrement marquée : depuis cet été, les sondages de collecte de Franceagrimer présentent chaque semaine une baisse de 3 à 5 % comparativement à l’année précédente », poursuit Benoît Rouyer. « Cette tendance se poursuit actuellement sur le début de l’année 2019. Elle devrait se prolonger jusqu’au printemps, en raison du manque de stocks fourragers dans de nombreuses régions. »
Le Brexit, le caillou dans la chaussure européenne
Ceci dit, ce serait trop beau pour que l’ensemble des fondamentaux du marché laitier européen soient tous au vert. Deux sources d’inquiétudes sont à relever. D’abord, les négociations commerciales annuelles avec la grande distribution restent difficiles, malgré des nouvelles règles issues de la loi Alimentation censées s’appliquer.
Surtout, l’épineux dossier du Brexit laisse les opérateurs dans l’expectative. « La situation d’ensemble dépendra également du contenu de l’accord final du Brexit ». « Le Royaume-Uni constitue, en effet, un débouché important pour la France. Il absorbe l’équivalent de 3 % de sa production laitière. » Un volume largement suffisant pour déstabiliser l’équilibre du marché laitier européen en cas de difficultés supplémentaires à exporter outre-Manche.
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