Alors que l'ensemble des prix à la production agricole ont été stables (+ 0,5 % par rapport à 2019), l'ensemble des filières animales ont vu leur prix à la production diminuer, avec des situations toutefois très hétérogènes, selon ce rapport remis au Parlement et présenté mardi à la presse. Les producteurs de viande porcine ont vu les prix reculer de 5,4 %, ceux de la filière viande bovine de 0,7 %, et les producteurs de volailles de 0,5 %, alors que les éleveurs laitiers ont vu leur prix diminuer de 1 %.
« Sur la viande porcine, nous avions vécu une année 2019 relativement exceptionnelle avec la montée en puissance de la demande chinoise », a toutefois rappelé Philippe Chalmin, économiste et président de l'OFPM.
Malgré l'apparition en Europe et notamment en Allemagne de quelques foyers de peste porcine africaine, les prix sont restés en 2020 « à des niveaux relativement satisfaisants », en moyenne 1,57 euro/kilo carcasse, a estimé M. Chalmin. Le recul de la viande bovine, lui, intervient sur des prix qui étaient déjà déprimés. « Il y a une filière où la rémunération des coûts de production n'est pas au rendez-vous, c'est la filière des bovins allaitants », a d'ailleurs souligné M. Chalmin. Tous types de produits confondus, la filière lait de vache a elle vu ses prix baisser en moyenne de 1 % en 2020.
À l'inverse, les productions végétales ont connu une nette hausse (+ 7,2 % pour le blé tendre, + 17,3 % pour le blé dur, + 12,1 % pour les fruits et + 6,3 % pour les légumes), mais là aussi avec des situations hétérogènes.
Les prix à la consommation ont globalement augmenté de 2,2 %, et augmenté pour la plupart des viandes.
La FNSEA, syndicat agricole majoritaire s'est félicitée mardi de voir les outils de la loi EGAlim (loi Alimentation, qui devait redonner du revenu aux agriculteurs) « mettre fin à la spirale déflationniste en magasins ». Elle a déploré en revanche que « les prix payés aux producteurs stagnent voire diminuent », alors qu'une proposition de loi Egalim2 visant à corriger Egalim, devait être examinée en commission mardi soir, avant un examen à l'Assemblée nationale le 24 juin prochain. Interrogé sur l'impact de cette loi, M. Chalmin s'est bien gardé de se prononcer, soulignant le caractère « très, très particulier » de la conjoncture en 2020, avant de renvoyer au prochain rapport, en 2022.
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