Le groupe a vendu pour 953 millions d'euros de produits fromagers contre 993 millions l'année dernière à la même période. Savencia évoque dans un communiqué publié jeudi « un contexte complexe de négociation commerciale notamment en Europe, pour faire face à une inflation récurrente du prix du lait ».
Selon un bilan des négociations commerciales en France publié cette semaine, les industriels sont loin d'avoir obtenu les hausses de prix qu'ils réclamaient à la grande distribution, mais l'observatoire du secteur souligne que les produits laitiers s'en sont mieux tirés que d'autres.
Les volumes vendus ont baissé en France et « dans certains pays européens où les tendances de consommation demeurent fragiles », et la hausse des prix n'a que partiellement compensé cette baisse, ajoute Savencia, qui évoque des « tensions liées aux négociations commerciales ».
L'activité appelée par le groupe « autres produits laitiers » – qui comprend les ingrédients industriels à base de lait (beurre, poudre) – a elle poursuivi sa croissance, portée par les prix du beurre qui demeurent à un niveau record. Elle est passée de 762 à 805 millions d'euros de ventes pour le premier trimestre.
Pour 2025, le groupe continue d'évoquer un environnement « incertain et volatil » avec des « pressions sur les prix du lait », une « concurrence accrue sur les marchés tant en France qu'à l'international » et des « tensions géopolitiques ».
Donald Trump a annoncé une suspension jusqu'en juillet de l'augmentation prévue des droits de douane sur les produits européens, dont les produits laitiers, mais le secteur reste aux aguets au moment où Pékin mène aussi une enquête antidumping sur les produits laitiers européens.
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