Menu

[En vidéo] Béchet bétail (50)Visitez un centre d'allotement pour savoir où transitent vos animaux

Sitôt montés dans le camion, où partent vos animaux ? Comment sont-ils traités lorsqu'ils passent les portes de votre élevage ? L'entreprise Béchet bétail nous a ouvert les portes de son centre d'allotement à Saint-Georges-de-Rouelley dans la Manche. Visite guidée en vidéo.

Cliquez sur l'image pour lancer la vidéo

C'est à la limite entre la Manche et l'Orne qu'est implantée l'entreprise de négoce de bovins Béchet bétail, avec son principal centre d'allotement sur lequel transitent plus de 2 000 animaux chaque semaine. Son activité, en progression constante, s'étend sur tous les départements normands ainsi que sur les Pays de Loire.

126 000 bovins triés en 2021

L'entreprise Béchet fournit 14 centres d'abattage chaque semaine. Elle collecte notamment des JB en élevages qui partent directement à l'abattoir, sans passer par la case du tri. Pour les autres types d'animaux, tous passent par le centre d'allotement :

- Les gros bovins arrivent quotidiennement : ils sont mis en logettes individuelles et triés le jour même de leur arrivée pour repartir dans la nuit vers les abattoirs.

- Les veaux et les broutards arrivent chaque lundi et mardi : ils sont triés et logés en cases collectives avant de repartir vers d'autres élevages (ou à l'export pour une petite partie). Ils transitent très rapidement.

- Toutes les catégories d'animaux qui seront replacées en élevage (maigres, génisses, réformes à engraisser...), sont triées par lots quotidiennement avant d'accéder aux cases d'aire paillée en attendant d'être rechargées en camion.

La direction du site a un objectif clair : « Les animaux doivent passer le moins de temps possible dans le centre. On suit la demande des abatteurs pour la viande et des éleveurs pour le maigre. Le mercredi soir, il ne reste ni veaux ni broutards. Et chaque vendredi, les stocks doivent être à zéro. Il arrive qu'il nous reste une à trois têtes en fin de semaine, mais elles partent aussitôt la semaine suivante. »

Pour les bêtes à viande, une seule et même personne voit et trie chaque animal selon son classement et l'abattoir de destination. À son arrivée, chaque bête est marquée au feutre d'une lettre et d'un code couleur connu de tous sur le site. Le classement établi chez Béchet est ensuite comparé avec celui de l'abattoir.

Le bien-être animal et l'hygiène en priorité

L'entreprise Béchet compte une soixantaine de salariés et quasiment autant de véhicules. Les trajets sont calculés afin d'optimiser les transports (aspect d'autant plus surveillé au vu des prix du carburant). Pour autant, une attention particulière est prêtée au bien-être animal : tous les salariés y sont formés et le négoce est engagé dans la démarche RSE «  Quali négoce » de la FFCB qui comprend 150 critères de bien-être animal, de respect de l'environnement et de bien-être des salariés.

« Les normes sur le bien-être évoluent, on s'adapte. Voire, on essaie de les anticiper. » L'entreprise a notamment fait évoluer la taille de ses cases pour une plus grande place par vache, et elle s'est équipée de tapis anti-glisse. Les parcs sont en aire paillée (et paillés quotidiennement) et les animaux en transit ont tous accès à l'eau et au foin à volonté. Pour ceux qui restent plus d'une journée, ils ont accès aux pâtures accolées à la structure.

Avec un tel brassage d'animaux, l'accent est aussi mis sur l'hygiène : les aires paillées sont régulièrement curées, les logettes sont nettoyées chaque jour et désinfectées chaque semaine. Les camions sont passés au karcher et désinfectés après chaque ramassage. Un travail chronophage pour les chauffeurs, mais indispensable pour éviter tout problème sanitaire.

Découvrez aussi la vidéo de présentation réalisée par Béchet en 2020 :

Cliquez sur l'image pour lancer la vidéo

Réagir à cet article

Sur le même sujet