A lors que la poudre de lait écrémé suivait une tendance haussière depuis plusieurs semaines, « le marché des produits industriels semble se stabiliser en semaine 22 », affirme FranceAgriMer dans sa note de conjoncture hebdomadaire. Le prix des contrats a ainsi chuté de 17 € par rapport à la semaine précédente, pour atteindre 2 018 €/t en moyenne. « La demande à l’exportation semble se tasser, notamment de la part des pays musulmans, avec moins d’achats qu’habituellement pour l’Aïd célébrant la fin du Ramadan ».
Le beurre suit la même tendance : le prix des contrats a perdu 29 €, pour une moyenne de 2 776 €/t sur quatre semaines glissantes. « Après plusieurs semaines d’achat de beurre, les opérateurs européens semblent ralentir leur activité, ce qui a entraîné un arrêt de la remontée des cours ».
Seul le prix des contrats de poudre grasse a évolué en sens inverse, avec + 234 € pour une moyenne à 2 705 €/t. Mais « il s’agit d’un rattrapage suite au repli de la semaine précédente, lié à une opération ponctuelle de dégagement de poudre ».
Côté ventes en hyper, super, proxi et e-commerce, un ralentissement se fait sentir également. En semaine 21, selon les données d’IRi, les ventes de beurre progressaient de 9,6 % par rapport à 2019 contre + 17,3 % la semaine précédente tandis que celles de crème, à + 12,2 %, ont été deux fois moins élevées que celles de la semaine précédente.
« Utilisé à hauteur de 36 818 t au 31 mai pour l’ensemble de l’Union européenne, le stockage privé permet de dégager temporairement le marché de quelques volumes de beurre », indique la note. Les ventes de lait liquide longue conservation ont quant à elles continué de chuter, avec un repli de 7,0 % contre - 4,6 % en semaine 20.
Une collecte qui reste faible
Si la collecte est restée quasiment stable au cours de la semaine 21 comparé à la semaine précédente (- 0,1 %), elle reste sous le niveau de l’an dernier (- 1,6 %) et de la moyenne des cinq dernières années (- 3,5 %), selon FranceAgriMer. « Ce décrochage est lié aux incitations de réduction de production et à un mois de mai chaud et sec. Même si au 20 mai la pousse de l’herbe des prairies permanentes y était dans la norme, les régions du Grand Ouest, touchées par un déficit hydrique, ont à nouveau enregistré de fortes baisses : - 3,6 % en Bretagne par rapport à 2019 et - 2,4 % en Normandie. »
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