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Micronutrition des bovinsBien préparer ma vache au vêlage : 6 questions sur l’intérêt des oligo-éléments

Bien préparer ma vache au vêlage : 6 questions sur l’intérêt des oligo-éléments

Une bonne préparation à la mise-bas préserve la santé des bovins et limite les complications tant pour la mère que pour le veau. Cette approche préventive de la gestion du troupeau implique, notamment, de satisfaire les besoins nutritionnels des animaux. Surveiller leurs besoins tout au long de leur vie, et surtout en fin de gestation, peut faire la différence. Mais pourquoi faut-il particulièrement s’intéresser aux oligo-éléments dans ce cas précis ?

À quoi servent les oligo-éléments ?

Les oligo-éléments (zinc, cuivre, sélénium, fer, iode, cobalt, manganèse) sont des éléments minéraux naturels nécessaires au fonctionnement métabolique des bovins. Bien que présents en petites quantités, ils assurent des fonctions majeures dans l’activité des enzymes antioxydantes, dans la préservation, le développement et le fonctionnement des cellules immunitaires. Ils ont un rôle essentiel dans la croissance des animaux et les mécanismes de reproduction.

Les oligo-éléments sont-ils naturellement présents dans l’alimentation ?

Oui. Les oligo-éléments sont présents dans le sol et donc dans les végétaux. Toutefois, les types de sols et les différentes espèces végétales utilisées rendent le fourrage plus ou moins riche en oligo-éléments. L’utilisation de certaines variétés plus productives (ray-grass, ensilage de maïs) nécessite une complémentation quotidienne. De nos jours, cette complémentation de l’alimentation est quasi-systématiquement effectuée dans les élevages (compléments minéraux et vitaminiques, seaux, pierres à lécher...).

À noter : Une analyse des oligo-éléments présents dans le plasma ainsi que de certaines enzymes anti-oxydantes plasmatiques permet une bonne estimation du statut nutritionnel des animaux.

La complémentation quotidienne est-elle suffisante en période de gestation ?

Non. En fin de gestation, l’organisme de la vache devient particulièrement gourmand en oligo-éléments. Ces besoins accrus sont liés : au développement du fœtus pour lequel la vache puise dans ses réserves ; à la constitution d’une bonne immunité pour le veau ; ainsi qu’à la préparation de la lactation. Au moment de la mise-bas, le stress généré augmente encore les besoins. La période péri-partum (30 jours avant et 30 jours après vêlage) requiert donc une supplémentation en oligo-éléments.

Quelles conséquences si ma vache gestante manque d’oligo-éléments ?

En carence clinique, des symptômes visibles apparaissent avec des conséquences sur la santé et les performances de l’animal, par exemple : un amaigrissement, des problèmes cutanés ou de poils, une prédisposition aux infections mammaires, voire une augmentation de la mortinatalité. Les carences subcliniques (non visibles) diminuent aussi les performances zootechniques générales du troupeau en impactant l’état de santé des animaux, notamment leurs capacités immunitaires. Leur croissance et leur niveau de production (la quantité et la qualité du lait par exemple) peuvent aussi être altérés. Les carences cliniques comme sub-cliniques réduisent directement la rentabilité de l’élevage.

La voie orale est-elle la plus indiquée pour augmenter les apports en oligo-éléments ?

L’augmentation de la complémentation en oligo-éléments par voie orale a plusieurs limites :

  • La faible efficacité d’absorption des oligo-éléments ingérés par voie orale ;
  • Les difficultés d’assimilation au niveau de l’intestin à cause d’interactions négatives entre les oligo-éléments eux-mêmes lors de leur absorption, ou avec des minéraux présents dans l’eau de boisson ;
  • Le respect de la réglementation européenne en matière d’apports minéraux dans la ration qui limite les apports quotidiens pour éviter leur écotoxicité et les traces résiduelles dans les produits destinés à la consommation humaine ;
  • Les périodes de stress qui réduisent l’ingestion alimentaire donc celle d’oligo-éléments.

 

Comment puis-je augmenter les apports en oligo-éléments autrement que par voie orale ?

La voie injectable est un moyen efficace pour satisfaire les besoins accrus en oligo-éléments de la vache gestante, notamment en fin de gestation pour la préparer au stress de la mise bas. À travers elle, le recours à un TOP-UP en oligo-éléments permet une supplémentation rapide, maîtrisée et efficiente, en prévention ou pendant une phase de stress en élevage. En effet, les oligo-éléments sont ainsi plus rapidement disponibles pour le fonctionnement cellulaire de la vache ou pour reconstituer ses réserves. Leur meilleure assimilation évite aussi l’écotoxicité. Cet apport supplémentaire d’oligo-éléments par voie injectable peut s’adresser à des animaux non carencés, en prévention de certaines phases critiques de leur vie au cours desquelles leurs besoins augmentent, afin d’améliorer leurs performances zootechniques et leur immunité.

 

Contenu conçu et proposé par Virbac. La rédaction de Web-agri n'a pas participé à la réalisation de cet article. 

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