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Stress thermique et production de laitCorriger les dysfonctionnements du rumen grâce aux levures

Une dose de 5 g d’Actisaf®, soit 50 milliards d’UFC par vache et par jour, améliore la thermorégulation. (©Phileo by Lesaffre) 
Une dose de 5 g d’Actisaf®, soit 50 milliards d’UFC par vache et par jour, améliore la thermorégulation. (©Phileo by Lesaffre) 

Les vaches supportent mal les fortes chaleurs. Un thermomètre qui grimpe a rapidement l’effet inverse sur le niveau du tank. Pour aider vos animaux à mieux vivre les épisodes caniculaires, il faut bien sûr adapter leur milieu mais intéressez-vous aussi à leur comportement et à leur rumen. Actisaf®, un concentré de levures probiotiques, corrige ces dysfonctionnements qui impactent l’état général de l’animal et entraînent une baisse de production de lait.

Stress thermique et production de lait
Une dose de 5 g d’Actisaf®, soit 50 milliards d’UFC par vache et par jour, améliore la thermorégulation. (©Phileo by Lesaffre) 

Des vaches debout, qui halètent, mangent moins… Dès que le thermomètre dépasse les 22°C, les bovins sortent de leur zone de confort thermique. D’autant plus quand la chaleur est combinée à un fort taux d’humidité. L’activité de leur rumen, véritable radiateur intégré, en plus de la chaleur dégagée par la fabrication du lait, rendent les vaches très sensibles aux hausses de température.

En effet, bien au-delà du simple inconfort, la chaleur réduit l’ingestion, augmente le phénomène de tri de la ration et accélère la respiration. Le pH du rumen est abaissé, sa mécanique enrayée et les risques d’acidose augmentent. C’est tout le métabolisme qui est ainsi impacté, avec une hausse de la sécrétion d’insuline donc une utilisation plus importante du glucose comme source d’énergie. Le statut anti-oxydant est déséquilibré, ce qui diminue l’immunité. En plus d’une baisse de production laitière estimée à 0,27 g/jour par point de THI supérieur à 68 (voir encadré), le stress thermique a ainsi un impact à long terme sur la reproduction et la santé.

Effets du stress thermique sur les troupeaux laitiers
Effets du stress thermique sur les troupeaux laitiers. (©Phileo by Lesaffre) 

Aider le rumen à mieux fonctionner

Il faut donc tout mettre en œuvre pour en limiter les effets, à commencer par les conditions de logement et d’abreuvement. Les levures vivantes, telles qu’Actisaf®, participent, elles, à rétablir le fonctionnement du métabolisme physiologique. « Ces levures vivantes sont des probiotiques, ce qui signifie « pour la vie », explique Raphaël Gourdon, support technique ruminant chez Phileo by Lesaffre. Les levures probiotiques améliorent le fonctionnement ruminal et aident les vaches à passer la période stressante. » Car, si par temps trop chaud l’ingestion diminue, cela n’explique que 35 à 50 % de la baisse de la production de lait (selon l’étude de Rhoades et al.2009). Le reste est lié aux changements comportementaux et métaboliques des animaux.

Dans le rumen, les levures probiotiques Actisaf® vont consommer de l’oxygène et ainsi optimiser les conditions de vie des bactéries anaérobies qui transforment la cellulose et l’acide lactique. « Le fonctionnement ruminal est relancé. Les levures probiotiques Actisaf® sont comme l’huile qui permet au moteur de tourner rond, schématise Raphaël Gourdon. Elles participent à aider les vaches à passer au mieux les épisodes caniculaires. Elles limitent l’effet du stress thermique sur le métabolisme des ruminants, ce qui permet aux animaux de mieux supporter un tel challenge. »

1,5 kg de lait en plus par jour

L’activité des bactéries fibrolytiques joue sur la production d’acides gras volatils, donc celle du lait. En parallèle, la multiplication des bactéries utilisant le lactate remonte le pH, limitant les risques de sub-acidose. Actisaf® permet également d’augmenter le taux de niacine (vitamine B3) dans le plasma sanguin (Salvati et al., 2015) et donc le diamètre des vaisseaux sanguins, ce qui améliore les échanges entre le sang et les tissus environnants. En période de stress thermique, la fréquence respiratoire est donc améliorée conduisant à plus de confort pour les animaux. Dans cette même étude, on observe également une augmentation du glucose disponible, de la synthèse du lactose et donc une meilleure production laitière.

Phileo by Lesaffre travaille depuis longtemps sur cette problématique et sur l’impact des levures probiotiques. Plusieurs essais ont été réalisés. L’un d’entre eux, conduit en Israël (Moallem et al., 2009) avec des THI entre 69 et 79, démontre qu’Actisaf® permet d’augmenter de 600 g la matière sèche ingérée et de 1,5 kg la production de lait quotidienne.

Les levures probiotiques ont besoin d’un certain temps pour s’installer et jouer pleinement leur rôle. « Il est intéressant de distribuer tout au long de l’année un aliment, un minéral ou un nutritionnel enrichi en Actisaf®. » Raphaël Gourdon ajoute que « l’apport de levures probiotiques, en hiver, améliore le confort digestif, permet d’améliorer l’efficacité alimentaire et de stimuler l’ingestion en période péri partum et donc de limiter le déficit énergétique en début de lactation ».

L’index température humidité pour repérer les phases de stress thermique (©Phileo by Lesaffre)
L’index température humidité pour repérer les phases de stress thermique (©Phileo by Lesaffre)
 

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