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Nutrition des vaches laitièresLa recherche offre de nouvelles perspectives de lutte contre le stress thermique

Figure 1. Evolution de l’index Humidité-Température entre Mai et Septembre 2018 à Rennes. Les valeurs quotidiennes ont été calculées à partir des données de température maximale et d’humidité relative moyenne fournies par la station météorologique de Rennes.
Figure 1. Evolution de l’index Humidité-Température entre Mai et Septembre 2018 à Rennes. Les valeurs quotidiennes ont été calculées à partir des données de température maximale et d’humidité relative moyenne fournies par la station météorologique de Rennes.

Chaque été en France, le stress thermique a un impact important sur la performance et la santé des troupeaux laitiers. De nouvelles recherches ont montré qu’il était possible de limiter les pertes et d’améliorer le bien-être des animaux en ajoutant le supplément nutritionnel OmniGen dans la ration.

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vache à l'auge
e stress dû à la chaleur est l’une des sources de stress les plus prévisibles pour les vaches laitières pendant les mois d’été. Le stress thermique est la réponse au stress provoquée par une augmentation de la température corporelle. Il se caractérise par une adaptation physiologique et comportementale de la vache : augmentation du rythme respiratoire et de la transpiration, augmentation de la consommation d’eau et du temps passé debout ; baisse de l’activité et de l’ingestion ; et recherche de l’ombre (Polsky et al., 2017). En conséquence, le stress thermique peut compromettre le bien-être, la santé et la production des animaux, ce qui peut avoir un impact économique important sur la rentabilité de l’atelier lait. Une récente étude aux Pays-Bas a estimé qu’un stress thermique de trois semaines par an coûterait environ 270€ par vache (Feenstra, 2017).

Le stress thermique, une réalité à prendre en compte

La vache commence à montrer des signes de stress thermique dès que la température ambiante dépasse 25°C, ou quand l’Index Humidité-Température (THI) – un calcul basé sur la relation entre la température extérieure et l’humidité relative – dépasse 68. Dans nos régions françaises, où l’humidité relative quotidienne est fréquemment au-dessus de 50%, la limite de 68 est atteinte dès 21°C ! Il est alors important de se rendre compte que les performances des animaux peuvent être impactées bien avant les mois d’été, comme le montre l’exemple ci-dessous (Figure 1) qui reprend les valeurs de THI entre Mai et Septembre 2018 à Rennes. Sur les 5 mois, le THI a dépassé la limite de 68 pendant plus de 4 mois, et atteint les phases critiques (THI>71 = Danger ou Urgence) 56% du temps.

Figure 1. Evolution de l’index Humidité-Température entre Mai et Septembre 2018 à Rennes. Les valeurs quotidiennes ont été calculées à partir des données de température maximale et d’humidité relative moyenne fournies par la station météorologique de Rennes.

Une nouvelle stratégie nutritionnelle pour contre-carrer les effets du stress thermique

Le logement, le management et le rationnement aident à contrôler l’impact du stress thermique. En sus, certains nutriments et spécialités nutritionnelles ont démontré leur efficacité pour aider l’animal à s’adapter au stress thermique. C’est le cas d’OmniGen, du laboratoire américain Phibro Animal Health, qui est un aliment complémentaire pour ruminants modifiant l’expression de certains biomarqueurs de la fonction immune pendant l’exposition à un stress.

Que dit la recherche sur le sujet?

Deux études récentes conduites en Floride et en Arizona ont montré que les vaches nourries avec OmniGen et exposées à un stress thermique présentaient un profil altéré d’hormones de stress et de certain marqueurs métaboliques (McBride et al., 2016 ; Fabris et al., 2018), suggérant qu’une supplémentation en OmniGen joue un rôle dans la cascade de réaction au choc thermique.

De nouvelles études ont également montré que les vaches nourries avec OmniGen étaient moins impactées en comparaison aux vaches non nourries avec OmniGen dès que le THI dépasse 68, aussi bien chez les taries que chez les vaches en production. Cela inclue une fréquence respiratoire plus faible, une meilleure régulation de la température corporelle, un besoin en eau plus faible, une ingestion augmentée, une fonction immune restaurée et des comptages cellulaires plus faibles (Hall et al., 2018). La production laitière est également augmentée, comme le démontre une étude au Texas (Holland et al., 2014) comparant sur 15 semaines deux lots d’animaux (Groupe OG =134 ; groupe Témoin = 123) dans un bâtiment rafraîchit avec brumisateur et ventilateur. Les animaux nourris avec OmniGen ont gagné en moyenne 1.5kg de lait par jour sur la période et ont produit 2.4 kg de plus, chaque jour, sur les 7 dernières semaines de l’étude (cf. Figure 2). Les vaches en début de lactation ont également été positivement impactées, produisant 1.6kg/jr de lait en plus durant les 7 premières semaines et 2.9kg/jr durant les 8 dernières semaines de l’étude.

Figure 2. Production laitière (moyenne 7 jours en kg) sur 15 semaines du lot supplémenté avec OmniGen en rouge et du lot témoin en gris. Etude réalisée dans une ferme commerciale au Texas. Les animaux nourris avec OmniGen récupèrent plus vite de leur stress thermique et repartent plus vite en lait.

La vache tarie mérite aussi de l’attention !

Mise à part l’effet évident du stress thermique sur le rendement laitier des vaches en production, l’exposition à un stress thermique a aussi des conséquences importantes chez la vache tarie. Une étude en Floride a montré que des vaches non rafraîchies pendant leur tarissement ont produit, pendant les 9 premières semaines de lactation, en moyenne 4.8kg/jr de moins que des vaches rafraîchies avec ventilateur et brumisateur pendant la période de tarissement (Fabris et al., 2107). Par contre, des vaches non rafraîchies pendant le tarissement mais nourries avec OmniGen ont produit en moyenne 4.6kg/jr de lait de plus que le groupe témoin, non rafraîchi et non nourri avec OmniGen. 

Un brevet en récompense

Les résultats de ces recherches ont permis à Phibro Animal Health d’obtenir en 2018 un brevet portant sur la réduction des effets négatifs du stress thermique avec OmniGen. En atténuant la réponse physiologique et comportementale des vaches pendant un stress thermique, OmniGen contribue alors à améliorer le bien-être, la santé et la productivité du troupeau.

Pour en savoir plus sur la façon dont OmniGen peut aider à améliorer la santé et la performance des vaches pendant l’été, contacter l’expert Phibro pour la France par email : info.europe@pahc.com.

Lien vers site :  www.theomnigendifference.com

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