La baisse du prix des commodités laitières s’atténue, explique le Cniel : les prix se stabilisent au niveau de la moyenne décennale pour la poudre maigre, 1 000 €/t au-dessus de la moyenne pour le beurre. Les produits laitiers vendus en magasin sont en revanche toujours en hausse, dans un contexte inflationniste qui devrait durer jusqu’à l’été.
« Les évolutions de prix sont contrastées selon les familles de produits laitiers », explique l’économiste Benoît Rouyer dans le dernier point de conjoncture du Cniel. Après plusieurs mois de baisse, les prix des produits industriels se stabilisent depuis quelques semaines autour de 5 100 €/t pour le beurre et 2 400 €/t pour la poudre de lait écrémé.
Des niveaux « largement inférieurs aux sommets » de 2022 mais qui restent dans la moyenne décennale pour la poudre et « plus de 1 000 € au-dessus de cette moyenne pour le beurre ». Reste à voir comment cette évolution impactera le prix du lait payé aux producteurs français.
Les produits laitiers de grande consommation restent de leur côté « dans un contexte de forte inflation qui, selon l’Insee, devrait perdurer pendant tout le premier semestre 2023. Sur un an, la hausse des prix en magasin reste soutenue : + 20 % pour le fromage, + 21 % pour le yaourt, + 23 % pour le lait liquide et + 24 % pour le beurre.
La collecte française a perdu 2 % sur les quinze premières semaines de l'année
Benoît Rouyer pointe aussi le manque de dynamisme de la production dans les grands bassins exportateurs, avec des variations néanmoins : légère progression de la collecte sur un an pour les États-Unis (+ 0,6 %) et l’Union européenne (+ 0,2 %) et « baisse significative » (- 1,9 %) pour la Nouvelle-Zélande.
La collecte française demeure à contre-courant de la situation dans l’UE sur le début de 2023, avec une production estimée en recul de 2 % sur les quinze premières semaines de l’année, selon les sondages hebdomadaires réalisés par FranceAgriMer.
Des charges qui restent élevées
L'indice des prix d'achat des moyens de production agricole (Ipampa) en lait de vache a par ailleurs grimpé de 11 % sur un an et 26 % sur deux ans, porté par la hausse des prix des aliments achetés, des engrais, de l’énergie et des lubrifiants. Le mois dernier, la hausse était de 15 % sur un an et 32 % sur deux ans.
En aval, les activités de collecte, de transformation et de distribution restent impactées par la hausse des prix du gaz, du gasoil et des emballages. Pour le carton, cette augmentation reste de 14 % sur un an et de 28 % sur deux ans, pour le carton de respectivement 17 et 36 %.
Côté prix enfin, l’enquête mensuelle de FranceAgriMer situait le prix standard de lait de vache conventionnel à 469 €/1 000 l en février (+ 23 % sur un an) contre 470 €/1 000 l en janvier (+ 26 % sur un an).
Retrouvez en vidéo la conjoncture mensuelle du Cniel :
Votre email professionnel est utilisé par les sociétés du groupe NGPA pour vous adresser ses newsletters
et les communications de ses partenaires commerciaux. Vous pouvez vous opposer à cette communication pour nos partenaires en cliquant ici.
Consultez notre politique de confidentialité
pour en savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits.
Notre service client est à votre disposition par mail : serviceclients@ngpa.fr.
Banette, la Prim’Holstein qui a produit 184 909 litres de lait en 14 lactations
« On ne peut pas garantir que la viande importée du Mercosur soit sans hormones »
Des Aubracs qui font des kilomètres pour pâturer et entretenir le territoire
Jules et Apolline, installés hors cadre familial : « Sans Terre de liens, ça n’aurait pas été possible »
Sabine et Cédric Lecointe ont investi 200 000 € dans le robot de traite GEA DairyRobot R9500
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
La guerre au Moyen-Orient tend les prix des engrais azotés en Europe
Prix des engrais : la tendance « clairement orientée à la hausse »
Guerre en Iran : hausse du gaz, du pétrole et des engrais, quels impacts pour l’agriculture ?
Chez Sébastien Renier, « avoir assez de fourrage pour 155 vêlages, c'est un vrai stress »