Le prix du lait grimpe, mais jusqu'à quand ? Difficile à dire selon les prévisionnistes du Cniel qui surveillent de près la reprise de la production française.
« Nous traversons actuellement une période de forte inflation qui va perdurer au cours de prochains mois, sans qu'il y ait de grande visibilité sur la durée. » C'est ce qu'explique Benoît Rouyer, économiste au Cniel, dans sa note de conjoncture laitière mensuelle.
« La reprise de production laitière dans plusieurs pays dont la France, si elle se confirme dans les semaines à venir, pourrait néanmoins conforter la tendance actuelle à la stabilisation des prix des produits laitiers industriels », poursuit-il.
Les produits laitiers à des hauts niveaux de prix
Les cotations actuelles sont impressionnantes : 3 600 €/t pour la poudre de lait écrémée (+ 25 % sur un an) et 7 300 €/t pour le beurre (+ 70 % sur un an). En magasin aussi, les prix des produits laitiers augmentent : + 9 à + 16 % selon les produits.
Côté producteurs, le prix standard du lait de vaches conventionnel s'élevait à 433 €/1 000 l sur le mois d'août (78 € au-dessus d'août 2021). Mais en face, les charges continuent d'augmenter : l'indice Ipampa a fait un bond de 20 % en un an. Et cette hausse concerne aussi l'aval de la filière.

Une production qui se redresse
« Le contexte actuel de prix élevés est à mettre en liaison avec une évolution peu dynamique de la production dans les grands bassins exportateurs mondiaux », rappelle Benoît Rouyer. En effet, dans les 12 derniers mois, la production a reculé en Nouvelle-Zélande, aux États-Unis, et dans l'Union Européenne.
Mais actuellement, les USA semblent retrouver un peu de dynamisme, comme la France dont la production dépasse légèrement le niveau de 2021 depuis quelques semaines.


Banette, la Prim’Holstein qui a produit 184 909 litres de lait en 14 lactations
« On ne peut pas garantir que la viande importée du Mercosur soit sans hormones »
Des Aubracs qui font des kilomètres pour pâturer et entretenir le territoire
Jules et Apolline, installés hors cadre familial : « Sans Terre de liens, ça n’aurait pas été possible »
Sabine et Cédric Lecointe ont investi 200 000 € dans le robot de traite GEA DairyRobot R9500
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
La guerre au Moyen-Orient tend les prix des engrais azotés en Europe
Prix des engrais : la tendance « clairement orientée à la hausse »
Guerre en Iran : hausse du gaz, du pétrole et des engrais, quels impacts pour l’agriculture ?
Chez Sébastien Renier, « avoir assez de fourrage pour 155 vêlages, c'est un vrai stress »