Selon Santé publique France, la pollution de l’air extérieur aux particules fines serait responsable de près de 50 000 décès par an. Parmi ces polluants, l’ammoniac (NH3), gaz précurseur de particules fines, favorise par ailleurs l’acidification et l’eutrophisation des milieux naturels. En France, 94 % des émissions d’ammoniac proviennent de l’agriculture, parmi lesquelles 22 % seraient imputables à l’élevage bovin.
Elles viennent principalement des effluents organiques (lisiers, fumiers, digestats) à toutes les étapes de leur parcours : production, stockage, épandage. Première bonne nouvelle : des solutions techniques ont fait leurs preuves et des innovations se développent pour réduire les émissions d’ammoniac partout où elles existent dans les fermes d’élevage.
Seconde bonne nouvelle : si l’ammoniac n’est pas un gaz à effet de serre, la réduction de sa volatilisation préserve la valeur fertilisante des effluents organiques (azote en particulier) et permet donc de réduire les achats d’engrais minéraux. Lesquels sont à la fois coûteux et très émetteurs de gaz à effet de serre lors de leur fabrication. L’épandage de ces engrais minéraux génère également des gaz à effet de serre, notamment le protoxyde d’azote (N2O), deuxième gaz à effet de serre du secteur agricole après le méthane.
En résumé : éviter la volatilisation d’ammoniac préserve la qualité de l’air, diminue la dépendance aux achats d’engrais et réduit l’empreinte carbone de l’élevage. Un triple bénéfice accessible aux éleveurs laitiers, comme nous l’expliquons dans ce dossier.
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