C’était un concept, son lancement se précise. Le compact MLT 625e du constructeur français sera disponible à la commande en février prochain pour des premières livraisons programmées en fin d’année.
Il avait pointé le bout de son godet fin 2023, lors du salon belge Agribex. C’est désormais officiel : le télescopique MLT 625e fera son entrée dans les fermes de France et d’ailleurs en 2025 a annoncé Manitou à l’occasion de l’Eima, le salon de machines agricole qui se tient à Bologne. Il s’agit de la première incursion électrique du constructeur français dans l’agriculture.
« Nous avons commencé par électrifier le secteur construction, commente Camille Rouvrais, responsable produits chez Manitou. En agricole, le marché est moins pressant. Mais nous sommes engagés dans la réduction des émissions de CO2 et ce modèle ne sera pas dernier. »
La version définitive de la machine est attendue dans les prochaines semaines. La commercialisation démarrera en février 2025 pour des livraisons en fin d’année. Son prix n’a pas été communiqué. « Le marché des batteries est en très forte évolution, il est impossible de se prononcer aujourd’hui », explique le constructeur.
Pour ses débuts dans l’électrique agricole, Manitou a choisi d’adapter un de ses best-sellers vendu en version thermique depuis 10 ans, compact et utilisé en intérieur. « C’est une machine que l’on maîtrise », commente Camille Rouvrais. Le MLT 625e conserve les caractéristiques et dimensions de son frère diesel : 1,80 m de large et 2 m de hauteur, 4 roues motrices, une garde au sol de 38 cm…
L'autonomie préservée au maximum
La batterie de 35 kWh a été placée au centre de la machine, tout en longueur, pour plus de stabilité. L’autonomie grimpe à 5 heure en continu. « La flèche descend par gravité, l’éclairage est LED d’office, lever le pied de l’accélérateur recharge un peu d'énergie… Toutes ces petites touches s’ajoutent pour préserver l’autonomie », souligne la responsable produits. La charge complète, via un chargeur de 9 kW intégré, se fait en 11 heures à 220 V et en 4 heures à 380 V.
Un filtre anti-émulsion réduit le volume d’huile hydraulique nécessaire de 25 %. Un mode boost assure un regain de puissance si nécessaire. La capacité maximale est de 2,5 t et la machine grimpe à 5,85 m. Enfin, brevets et concurrence oblige, la cinématique de la machine n’a pas été détaillée.
Votre email professionnel est utilisé par les sociétés du groupe NGPA pour vous adresser ses newsletters
et les communications de ses partenaires commerciaux. Vous pouvez vous opposer à cette communication pour nos partenaires en cliquant ici.
Consultez notre politique de confidentialité
pour en savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits.
Notre service client est à votre disposition par mail : serviceclients@ngpa.fr.
De 600 000 à 2,3 millions de litres de lait livrés : le Gaec des Bohons mise sur la robotisation
Chez Alexandre, « le prix d’achat du robot de traite ne représente que 50 % du coût total d’utilisation »
L’usine de tracteurs Claas du Mans dévoile ses secrets en photos
Biolait prévoit un déclassement de 10 % à 15 % en 2026
Les coopératives mettent un coup de frein sur les volumes
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Dans l’Est, dix producteurs rebondissent chez Delin
Négociations commerciales : les entreprises des viandes entre le marteau et l’enclume