Un rapide point sur les Assises du sanitaire a été évoqué lors de la conférence de presse du pôle animal de la Coopération agricole le 10 juin, à Paris, par Bruno Colin, son président : « Peut-être que la profession, avec le temps, ne s’est plus trop impliquée dans le Conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (CNOPSAV), comme le ministère de l’Agriculture. Ensuite, il a fallu gérer en urgence. L’État arrivait avec de l’argent pour faire du curatif. Mais, aujourd’hui, il faut faire du préventif. » Pour Pauline Chaigneau, vétérinaire du pôle, la question des financements est justement un point clef qui doit apparaître dans les plans sanitaires de filière, à venir pour la fin d’année.
Elle se veut confiante : « Il y a eu toute une phase de calage en début d’année, mais les groupes de travail sont établis. » Elle évoque des thèmes comme l’accessibilité des vaccins, les questions de gouvernance ou encore de gestion des données entre l’État et les professionnels. Les syndicats des entreprises pharmaceutiques sont présents également, selon elle. « Se pose aussi la question de faire évoluer le cadre réglementaire dans la production de vaccins, avec aussi leur libre-circulation entre pays », explique-t-elle. Bruno Colin est plus sceptique. « Quand on invite plus de 80 personnes à chaque réunion, il est difficile d’accoucher de quelque chose », même s’il reconnaît que les travaux sont bien en cours et que « le sanitaire n’est pas qu’un sujet franco-français. Il est aussi européen ».
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