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Paroles de lecteursEt vous, produirez-vous plus ou moins de lait en 2022-23 ?

Quelle est votre stratégie pour la campagne laitière en cours ? Dites-le-nous en commentaires. (©Création Terre-net Média)
Quelle est votre stratégie pour la campagne laitière en cours ? Dites-le-nous en commentaires. (©Création Terre-net Média)

Un récent sondage sur Web-agri demandait, aux éleveurs, si le prix du lait qui remonte les incite à produire plus cette campagne, la collecte laitière repartant en effet à la hausse depuis quelques semaines. Et vous, lecteurs, que comptez-vous faire ? Nous vous y avions encouragés et vous avez été nombreux à donner votre avis.

Si selon le sondage réalisé sur Web-agri.fr, 15 % des éleveurs produiront plus de lait en 2022-23, « 15 % n'en feront plus du tout », réplique Cédric Chalon, parce qu'ils auront abandonné l'élevage.

Xavier Lhussier pense même que « si le prix du lait ne monte pas, ce sera beaucoup plus ».

Prim'noire Holstein Rouge en déduit, qu'à l'inverse, « 85 % parlent d'arrêter le lait ou de réduire fortement la production laitière ».

C'est le cas de Sébastien Brouard : « Nous, le lait c'est fini, tout en culture et plus de problème ! »

85 % pourraient produire moins, voire pas du tout...

« "42 % des éleveurs envisagent de produire moins de lait" : voilà le titre que vous auriez dû écrire Web-agri », renchérit Benoît Pierrot.

« Bien sûr, les 15 % qui produiront plus compenseront les 85 % dont la production va stagner, diminuer ou stopper carrément, comme l'a dit le Cniel... », s'étonne Grégoire Métais.

« Ne surtout pas produire plus ! »

« Il ne faut pas produire plus ! Laissons les industriels manquer de lait, ils finiront peut-être par le payer plus cher !! », exhorte Laura Kampman Pierné.

Stanislas Peccatte, lui aussi, en a marre de « ne travailler que pour les laiteries (...) ».

« (...) Ce qu'il s'est passé en porc, il y a 30 ou 40 ans, arrive aujourd'hui en lait », redoute Xavier Sys.

Laissons les industriels manquer de lait !!

Seb éleveur tarnais développe : « Avec le prix du lait qui augmente dans les grandes surfaces mais pas chez nous, éleveurs, à la hauteur de la hausse des charges d'élevage qui nous impacte, on ne produira sûrement pas plus que notre volume habituel. Que tous les producteurs fassent de même pour montrer à nos chers industriels laitiers que nous ne sommes pas des marionnettes avec qui l'on s'amuse mais bien des éleveurs qui veulent vivre décemment de leur métier. »

db42 nuance : « C'est bien simple pour que la production reste la même, il faut que le lait augmente immédiatement de 10 % pour arriver à 500 € les 1 000 litres en prix de base. Pour une augmentation de volume, il faut au moins une hausse de prix de 20 %  pour être à 550 €, et avec des charges identiques. »

« Pour gagner encore moins »...

Lau craint que « les 15 % d'éleveurs prêts à produire plus plombent le marché ». « Des individualistes, qui ne comprennent pas que l'industrie laitière profite de leur naïveté », estime-t-il avant de poursuivre : « J'imagine que ce sont plutôt ceux qui ont de gros volumes. Que faire pour les dissuader ? »

« Produire plus pour gagner moins, comme d'habitude... Bravo, quelle belle stratégie !!, déplore Olmer. Dans le commerce hors agriculture, la rareté fait la cherté... »

15 % d'éleveurs qui vont plomber le marché.

Patrice est du même avis : « (...) Chercher à augmenter la production est une c... monumentale car, avec la baisse de la consommation, le prix du lait va repartir vers le bas et pas sûr qu’il en soit de même dans les magasins. (...) »

À méditer, pour conclure, l'exemple de Daniel illustrant qu'on peut "produire moins pour gagner plus" : « En plein centre Manche, dans le secteur de Villedieu-les-Poêles, mon voisin ouvrait les portes de sa ferme en septembre : référence laitière 140 000 l, réalisé 100 000 l, en bio système 100 % herbe, 42 ha de SAU, installation en 2007, aide publique DPB 6 000 €, revenu disponible après Msa réglée 27 700 €, soit 950 € par vache laitière (29 VL), 7 semaines complètes de congés par an, un chien de troupeau comme complément de main-d'œuvre, connais pas la crise... »

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